MSN Sports Tennis - Entraînement, adieux et objectifs
Accueil | Tennis | brève

07/11/2009 | à 19:38| Tennis -Bercy

Entraînement, adieux et objectifs

Fabrice Santoro ouvre le bal, ce dimanche à 14h45, contre James Blake. Le deuxième match du Sunday Start oppose Michaël Llodra à Benjamin Becker. Samedi, quelques cadors étaient déjà sur le pont et les Français évoquaient leurs objectifs.

Sur les courts n°1 et n°2, les joueurs s'escriment en qualifications avec de belles réussites pour les Français à l'image de la victoire (6-7 [5], 6-4, 6-3) de Vincent Millot contre Simone Bolelli. Et sur le central, les têtes d'affiche se relaient à l'entraînement à l'instar de Juan Martin Del Potro ou de Rafael Nadal. Face à Nicolas Almagro, le Majorquin ne lésine pas dans l'effort sous le regard de son oncle Toni. Juste avant Robin Söderling n'a pas ménagé son épaule face à John Isner.

Invité par les organisateurs, Sébastien Grosjean ne se soucie pas de son adversaire, Ivan Ljubicic. Le vainqueur de l'édition 2001 apprécie tout simplement de pouvoir rejouer sans douleur à l'épaule : « C'est un joueur en forme que je connais très bien. Nous sommes de la même génération. Il a retrouvé son niveau de jeu. Ce n'est pas un premier tour facile, mais je m'en fous de savoir contre qui je joue. Je vais disputer mon troisième Grand Prix depuis pas mal de temps. Je suis content d'être sur le terrain. Aujourd'hui, je n'ai plus de douleurs. Cela fait trois semaines que je n'ai plus mal. A Metz, j'avais mal au bout d'une heure. Le lendemain, je ne pouvais plus lever l'épaule. A Orléans, je n'avais pas beaucoup joué à cause de l'épaule mais je n'ai pas eu mal. Cela a enchaîné à Lyon, j'ai joué toute la semaine tous les jours et en servant tous les jours et sans douleur. Je m'entraîne normalement.» Le Marseillais en a aussi profité pour soutenir Xavier Malisse, un joueur qu'il connaît depuis les tournois de jeunes. Il juge «regrettable et sévère» la décision de suspendre un an un joueur qui a connu «des galères, est passé par les challengers pour revenir à un bon niveau» et il espère que sa sanction sera réduite. Il a également précisé qu'il était de «tout coeur» avec Richard Gasquet qui va comparaître en appel le 10 novembre.

Pour son dernier tournoi, Fabrice Santoro se voit proposer l'adversaire idéal, James Blake : spectaculaire, sympa et jouable. En cinq confrontations, le Français ne s'est imposé qu'une fois à Sydney en 2008, mais il a vécu un des plus beaux moments de sa carrière face à l'Américain sur le central de Flushing Meadows en night session en 2007. Si la victoire n'est pas au rendez-vous avec une défaite (6-4, 3-6, 6-2, 4-6, 6-4), l'émotion a culminé. Pour ses adieux à bientôt 37 ans, le Toulonnais peut rêver d'une telle ambiance : «Je suis content de jouer contre un adversaire pour qui j'ai de la sympathie, avec lequel je m'entends bien et contre qui j'ai déjà eu de bons combats. J'ai fait beaucoup d'efforts pour être prêt, je me suis pas mal entraîné. C'est le dernier. J'aimerais bien gagner et jouer contre Murray. Je vais faire le maximum, j'espère qu'il y aura du monde. Je veux surtout qu'il y ait une ambiance et du suspense. Je ne veux pas d'un match plat.» Dimanche à 14h45, il ouvre le bal de Bercy devant 12.000 spectateurs, il ne devrait pas être déçu. Quand on lui demande si c'est vraiment la der des ders, il répond en souriant : « Oui, oui. Je crois bien.»

Etre tête de série dans un Grand Chelem, ce n'est pas anodin. Classé 31e mondial, Jérémy Chardy peut espérer décrocher une place de tête de série en Australie s'il joue bien à Bercy : « Je suis 31e, j'ai donc mon destin entre mes mains. Si je joue bien ici, je sais que je serai tête de série. C'est mon petit challenge personnel pour ce tournoi. Je trouve amusant de finir sur un petit challenge. » Son premier petit challenge se nomme Juan Monaco. Cela tombe bien. L'Argentin est 30e mondial et présente un profil de terrien : « Je l'ai affronté à Monte-Carlo (Ndlr : défaite 6-2, 7-5). Je sais comment il joue, il ne donne pas de points. Sur surface rapide, il joue un peu comme sur terre battue. Il va falloir que j'attende la bonne balle et quand il raccourcira un peu, il faudra que je monte beaucoup au filet. Cela va vite et il n'aime pas trop quand on l'agresse. Si je prends mon temps, que je sers bien et que je l'y mets beaucoup de pression, il peut faire des fautes. Ce n'est pas sa surface, j'espère que cela m'avantagera

Alors il est comment ce court ? Différent de Lyon pour Julien Benneteau, plus lent qu'à Bâle pour Jérémy Chardy, mais agréable pour les deux. Après son entraînement avec Paul-Henri Mathieu, Julien Benneteau donne son avis sur les conditions de jeu : « Le court est bien. C'est un peu différent de celui de Lyon car les balles sont différentes. Cela rebondit un peu moins. C'est peut-être un peu plus lent ici, ce sont des conditions intermédiaires. C'est assez agréable de jouer ici. C'est le dernier coup de collier et c'est plus facile pour nous (Ndlr : joueurs français) parce que c'est à Bercy. C'est génial de pouvoir compter là-dessus. C'est dur physiquement et mentalement, mais j'ai plutôt bien tapé. Je pense que c'est plus dur pour d'autres joueurs que pour moi et je vais essayer d'en profiter.»

Sophie DORGAN, à Bercy

Voter pour cet article: Mauvais Excellent

A VOIR AUSSI

 Le tirage au sort
 


Publicité
< 1 2 3 4 5 >