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04/10/2008 | 18:17| Tennis - ATP - MetzMathieu à l'expérience![]() Paul-Henri Mathieu (n°4) s'est qualifié, samedi à Metz, pour sa première finale de la saison en mettant à la belle aventure de son compatriote Adrian Mannarino (7-6[8], 7-6[1]). Le vaincu du jour, 181e joueur mondial et issu des qualifications, aura certainement de gros regrets, puisqu'il aurait très bien pu l'emporter en deux manches. Mathieu tentera désormais de décrocher le titre face au Russe Dmitry Tursunov, tombeur du Tchèque Radek Stepanek (6-3, 6-4). Un break d'avance dans le premier set et une balle de set dans le premier jeu décisif, puis une avance de 5-3 dans la seconde manche n'auront finalement pas suffi à Adrian Mannarino pour créer l'exploit. L'expérience et certainement aussi la plus grande fraîcheur physique de Paul-Henri Mathieu (Photo L'Equipe) ont fini par l'emporter. Plus puissant également que son adversaire, le 24e joueur mondial a fait respecter son rang. Mais que la tâche a été compliquée ! Jouant comme face à un mur, le mieux classé des deux Tricolores a eu toutes les peines du monde à arracher ses points. «Adrian a joué relâché. Il m'a rappelé l'insouciance de mes 20 ans» a analysé Paul-Henri Mathieu, 26 ans, qui a reconnu avoir «cherché des solutions» et avoir joué «souvent crispé». Mannarino vise le Top 100 En face, Mannarino a de nouveau démontré ses qualités de contreur ainsi qu'un talent dans la main et l'oeil qui devrait lui permettre, à 20 ans, de sortir du lot. Mais après une victoire dans le Futur de Plaisir, deux tours au Challenger de Grenoble et trois tours de qualifications à Metz, le jus a logiquement manqué. L'énergie, mais aussi un peu moins de tension dans le bras, comme sur cette balle de set à 6-5 dans le premier tie-break où cette attaque toute faite de coup droit mi-court dont la course s'est achevée dans le filet. Idem en servant à 5-3 dans le deuxième set, alors que Paul-Henri Mathieu semblait avoir un sérieux coup de pompe. «Le match a été assez accroché. J'ai eu ma chance. Sur la balle de set que j'obtiens dans le premier, j'hésite entre un coup long et un coup croisé. Résultat c'est un coup dans le filet. La perte du premier set m'a donné un coup. J'ai senti la fatigue. Lui a lâché ses coups. J'ai moins trouvé de solutions.» Mathieu a su remettre une balle de plus, lâcher ses coups et se montrer agressif afin de recoller. Le mieux classé des deux avait surtout compris qu'il devait imposer son jeu, surtout en coup droit sur le revers adverse, afin d'éviter d'être englué dans la toile tendue par Mannarino. Ce dernier à la manière d'un Gilles Simon ou d'un Andy Murray a en effet le don, en coup droit surtout, d'endormir son adversaire en variant les candences, les angles et les longueurs avant de porter l'accélération décisive. Mais avec ces occasions manquées, la chance de Mannarino était passée. Espérons maintenant que ce prometteur joueur français vienne rapidement faire de nouveau parler de lui sur le circuit principal. «Le niveau de jeu était pas mal mais je devais être plus agressif. A la fin, il ne fait que des coups gagnants. C'est mon meilleur résultat, et j'espère qu'il y en aura d'autres. Je sens que je ne suis pas si loin, et pourtant assez loin. Il faut que je continue à travailler. Je suis content, car j'ai été blessé deux mois et demi cette saison (entorse genou). J'ai peut-être gagné un peu de notoriété. Je vais rester humble et continuer ma petite vie dans les tournois challengers. Mon but c'est d'accrocher le plus vite possible le top-100 pour refaire des tournois comme cet Open de Moselle.» Paul-Henri Mtahieu, lui, devra résoudre le problème Tursunov dimanche en finale. Le Russe, s'il est dans un bon jour, a une puissance de feu dévastatrice. Il a par ailleurs remporté leur seule confrontation, au Queen's en 2007. - C.B. (avec AFP) Voter pour cet article:
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