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03/07/2008 | 19:10| Tennis - JOMauresmo «surprise» et «déçue»![]() Amélie Mauresmo a justifié sa décision de renoncer aux Jeux Olympiques de Pékin, pour lesquels elle n'a été sélectionnée qu'en double, et remplaçante en simple. La vice-championne olympique d'Athènes n'a pas apprécié que la Fédération ne l'ait pas prévenue du choix de lui préférer Mary Pierce, absente des courts depuis octobre 2006 en raison d'une grave blessure au genou. Pierce a jusqu'au 23 juillet pour officialiser son forfait mais Mauresmo «ne peux pas (me) permettre d'attendre son forfait pour prendre une décision. Je suis pro, j'ai besoin de faire un planning.». L'ex numéro 1 mondiale n'a «aucune animosité envers Mary, c'est compréhensible d'avoir cette envie-là, de garder des objectifs» et renvoie la balle dans le camp des sélectionneurs : «Après, c'est à la Fédération de voir ce qui est réalisable et ne l'est pas.» La situation profite à Pauline Parmentier, promue remplaçante en simple. Sa décision de renoncer aux JO de Pékin «A partir du moment où je ne suis pas dans cette sélection, à part en double, je donne priorité à mon programme sur le circuit WTA, avec Cincinnati, New Haven et l'US Open, fin août. Ma décision est irrévocable. Je suis obligée de faire un programme. Je ne me sens pas d'attendre. Mary pourrait décider de ne pas y aller. Mais je ne peux pas me permettre d'attendre son forfait pour prendre une décision. Je suis pro, j'ai besoin de faire un planning. Je n'imaginais pas me retrouver dans cette situation il y a plusieurs mois. Mais aujourd'hui, je dois faire ce choix-là. J'ai une préparation à faire. Je sors de blessure, il faut décider à un moment.» Le comportement de la Fédération «Je n'ai jamais été informée que je ne serais que cinquième sur la liste de simple. J'ai été très surprise et un petit peu déçue de ce comportement. Ça, ce sont les faits. Je l'ai appris après mon premier tour à Wimbledon. J'avais d'autres choses en tête car j'étais incertaine et je ne savais pas si j'allais continuer dans ce tournoi. Après, je me suis penchée plus sérieusement sur ce problème-là. Je suis forcément frustrée, je m'attendais à autre chose de la part de la Fédération, au regard de ce que j'ai donné à cette équipe de France depuis une dizaine d'années maintenant, que ce soit dans le cadre de l'olympisme ou de la Fed Cup. C'est un petit peu dommage. Oui, les sélectionneurs auraient pu tenir compte de mon palmarès et de mes états de service. Et en même temps, ils auraient pu essayer de contacter Mary, puisque c'est elle la plus incertaine pour les Jeux Olympiques, afin de connaître un peu son état de santé, ce qu'elle prévoyait et où elle en était dans sa préparation.» Le comportement de Mary Pierce «Je n'ai aucune animosité envers Mary. C'est compréhensible d'avoir cette envie-là, de garder des objectifs. Quand on est blessée, on a envie d'avoir des échéances, de pouvoir les viser pour garder le mental et la volonté de revenir. Après, c'est à la Fédération de voir ce qui est réalisable et ne l'est pas.» L'éventualité de ne jouer que le double à Pékin «J'ai fait très peu de doubles cette année. Et vu mon état physique depuis plusieurs mois, où je galère un petit peu, et alors que mon objectif est de regagner des matches en simple et de retrouver les fins de tournoi au niveau du simple, je ne me voyais pas aller là-bas juste pour le double. Vous m'apprenez que je devais potentiellement jouer avec Tatiana. Il y a un gros flou au niveau de la Fédération en ce qui concerne les sélections, même chez les garçons. Ca a été fait de manière très étrange et on peut se poser des questions par rapport à ça. Du coup, je n'ai pas encore prévenue Tatiana. Je voulais prendre ma décision tranquillement, de mon côté.» Des regrets de manquer ses derniers Jeux Olympiques «Comme je l'avais annoncé dès la fin de saison 2007, mes objectifs étaient les Grands Chelems et les Jeux Olympiques. Et mon classement ayant chuté, malheureusement, je ne suis pas dans cette liste. C'est un peu frustrant. Ca aurait probablement été mon dernier essai pour moi car j'aurai 33 ans à Londres. J'aurai sans doute arrêté ma carrière. Et j'avais vécu une expérience extraordinaire à Athènes.» La place du tennis aux Jeux Olympiques «Je continue à être une "défenseuse" du tennis aux Jeux Olympiques. L'expérience que j'ai vécue à Athènes en 2004, que ce soit au village olympique, tout le tournoi durant la semaine, le partage avec les athlètes, la remise des médailles sur le podium avec cette médaille d'argent... J'ai vécu des moments extraordinaires, des émotions. Et c'est vrai que je n'imaginais pas pouvoir vivre autant d'émotions dans le cadre des Jeux olympiques à cette époque-là.» Son projet de briguer une place de représentante des sportifs auprès du Comité international olympique «Je n'abandonne pas ce projet. Il faut avoir disputé soit les Jeux Olympiques qui vont se dérouler, soit les précédents, à Athènes en 2004, donc ma candidature reste présente. Lorsque David Douillet m'a appelé et m'a proposé ce rôle-là, je n'imaginais pas quelques mois plus tard devoir renoncer et ne pas être sur la liste des sélectionnés. Si j'avais su cela avant, je lui aurais peut-être dit que je n'étais pas la bonne personne, par respect par rapport à d'autres athlètes qui auraient pu se présenter. Mais aujourd'hui, je reste candidate. Ce sera peut-être simplement un petit peu plus dur d'arriver à remporter un siège à la Commission des athlètes mais on va essayer.» Ses problèmes physiques «Ils ne sont pas réglés, mais en cours de traitement. Il n'y a pas eu d'aggravation importante suite à mon dernier match à Wimbledon (contre Serena Williams), ce qui est plutôt positif. En revanche, il y a deux semaines où il faut faire très attention. Là, j'ai une douleur dès que je fais un footing. Je vais reprendre très tranquillement, en essayant d'être sous le seuil de la douleur, conformément aux indications des médecins.» Voter pour cette article:
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