MSN Sports Tennis - Cornet : «Je crois en moi»
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10/06/2007 | 17:08| Tennis - RG - Juniors (F)

Cornet : «Je crois en moi»

A 17 ans, Alizé Cornet a décroché à Roland-Garros son premier titre juniors en Grand Chelem, dimanche. Victorieuse de la Colombienne Mariana Duque Mariono, la 118e joueuse mondiale est revenue sur sa victoire (4-6, 6-1, 6-0 en 1h17), espérant que ce succès «à la maison» n'est que le début d'un bel avenir.


«Alizé Cornet, comment avez-vous abordé cette première finale à Roland-Garros ?

En essayant de ne pas me mettre trop de pression, ni de trop me stresser, face à une fille qui n'est que 322e joueuse mondiale. En me disant que j'aurais été bien contente de la jouer au premier tour. J'ai pris ce match en me disant "je suis favorite", j'ai déjà gagné contre des filles bien moins classées que moi. Je ne voulais pas me laisser impressionner parce qu'il s'agissait d'une finale. Dans ce cas-là, j'aurais été tendue.


Vous avez perdu le premier set (6-4) face à une Mariana Duque Mariono qui jouait très bien. Puis vous êtes revenue dans la partie. Par quels moyens ?

Au premier set, elle a très bien joué. Si elle avait continué à jouer ainsi, elle aurait mérité la victoire. Je me suis laissée prendre par le rebond à chaque fois. Elle s'est battue, elle n'a pas fait beaucoup de fautes, c'était très, très difficile. De mon côté, j'ai continué à jouer mon jeu, j'ai bien servi, je n'ai pas fait de fautes, et... je n'ai pas râlé. Au final, c'est elle qui a plié physiquement et mentalement. C'est très positif d'être arrivée à cette victoire alors que rien n'était gagné d'avance.


Avant de servir pour le match dans le cinquième set, à 5-0, vous vous être improvisée chef d'orchestre de la "ola". Vous êtes-vous déjà dit que le match était gagné ?

Ils ont fait la ola à 5-0, et si jamais je passais à côté du match, je me pendais ! La ola, c'était magique. D'autant plus que sur un petit court (le n°2), les tribunes étaient pleines, et il y avait une ambiance incroyable. Il faut se lâcher, et d'ailleurs, même elle, elle a rigolé. Elle savait très bien que si je continuais à jouer comme je le faisais, j'allais gagner. C'était un moment de plaisir, de complicité avec le public et l'adversaire. Il faut profiter de ces moments-là, ne pas les laisser passer.


Vous êtes la 13e joueuse Française à remporter ce trophée, la 6e depuis l'ère open (1968), et vous figurez désormais parmis des noms comme Justine Henin ou Amélie Mauresmo. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?

Aujourd'hui, j'ai effectivement écrit mon nom aux côtés de ces grands noms, de toutes ces championnes. Mais il faut que je confirme. Si j'avais perdu, cela m'aurait fait mal. Mais j'ai toujours rebondi après mes défaites. J'espère être promise à un bel avenir. Je crois en moi et mon potentiel et je sais que je peux le faire.


En attendant, allez-vous fêter votre victoire ?

Je ne sais pas. Un peu quand même. Nous allons sortir avec mon frère et mes amis. On m'a proposé de regarder la finale Federer-Nadal, mais j'ai envie de voir autre chose et de profiter de ma victoire.


Propos recueillis par Peggy BERGERE, à Roland-Garros



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