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10/06/2007 | 14:33| Tennis-RG - Juniors (F)Le trophée pour CornetDepuis 2000 et la victoire de Virginie Razzano, aucune Française ne s'était imposée Porte d'Auteuil en juniors. Alizé Cornet a mis fin à la période de disette tricolore en s'imposant dimanche face Mariana Duque Marino (4-6, 6-1, 6-0) et remporte son premier titre du Grand Chelem de la catégorie.
Elle l'avait annoncé après sa défaite contre Venus Williams au premier tour du "grand tableau" (6-4, 6-3), Alizé Cornet souhaitait marquer de son empreinte la terre de Roland-Garros, en remportant le tournoi juniors. «Gagner la finale en juniors est un gros objectif, C'est ma dernière participation dans la catégorie, j'aimerais bien finir sur quelque chose de bien, qu'on se souvienne de moi.» Objectifs atteints !
Sportivement d'abord. Après un premier set où la Française s'inclinait (6-4) face à Mariana Duque Marino, «qui jouait très bien, avec des balles lourdes, sans commettre de fautes», la jeune Niçoise (17 ans) renversait complètement la vapeur dans les deux sets suivants (6-1, 6-0) devant une adversaire physiquement à la dérive. Après 1h17 de jeu et sur sa deuxième balle de match, Cornet reléguait la Colombienne (322e à la WTA) au second plan, s'offrait son tout premier titre du Grand Chelem en juniors, avant de prendre sa tête entre les mains et de se mettre à pleurer.
«Je veux qu'on se souvienne de moi»
«D'habitude, je ne pleure jamais après une victoire, mais aujourd'hui, c'était particulier et c'est vraiment venu du fond du coeur.» Sixième joueuse française à s'imposer à Roland-Garros depuis l'ère open (1968), la protégée de Pierre Bouteyre rejoint au palmarès du tournoi juniors des joueuses comme Martina Hingis (1993, 1994), Amélie Mauresmo (1996), ou encore Justine Henin (1997). Cornet refuse cependant de se comparer aux grands noms. «Je crois en moi, en mon potentiel. Je viens d'inscrire mon nom derrière celui de toutes ces championnes, mais il faut que je confirme.»
En 2005, Cornet faisait déjà sensation. Alors âgé de 15 ans, elle passait le premier tour du tableau des "grandes" à Roland-Garros avant de s'incliner au tour suivant face à Amélie Mauresmo. Elle y réalisait le même parcours l'année suivante où elle chutait face à Tathiana Garbin. Cette année, la Française a rivalisé pendant 1h30 avec Venus Williams lors du premier tour, avant de céder, non sans afficher un tempérament de battante. Alors, du côté de l'objectif un peu moins sportif, disons, plus prestigieux qu'elle s'était fixé («je veux qu'on se souvienne de moi»), la foule présente en masse sur le court n°2 scandant le prénom de la Française entre deux "ola" (à 5-0 dans le troisième set, Cornet s'est improvisée chef d'orchestre) devrait se souvenir de la 118e joueuse mondiale, pour cette année-là en tous les cas. Pour la suite, à elle d'écrire de nouvelles lignes...
Peggy BERGERE, à Roland-Garros
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