MSN sports Tennis - WIMBLEDON - La journée des femmes - Demi-finales
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Venus Williams jouera pour un cinquième titre dimanche, contre sa soeur Serena. (Reuters)

La journée des femmes - Demi-finales

LES WILLIAMS S'OFFRENT UN COUP DE JEUNE

Les soeurs Williams se sont qualifiées pour la finale, jeudi, au terme de parties assez similaires. Venus, tenante du titre, a battu la Russe Elena Dementieva (6-1, 7-6 [3]) puis Serena a écarté la surprenante Chinoise Jie Zheng (6-2, 7-6 [5]). Elles s'affronteront pour la septième fois en finale d'un tournoi du Grand Chelem, la troisième à Wimbledon. Leur dernier face à face remontait à 2003, déjà à Wimbledon.


Les organisateurs peuvent être rassurés. Malgré la chute prématurée des principales têtes de série (Ivanovic, Sharapova, Jankovic et Kuznetsova), le tournoi présentera une finale prestigieuse, samedi. Les soeurs Williams, encore qualifiées ensemble en double, pèsent 14 titres du Grand Chelem (8 pour Serena, 6 pour Venus), dont 6 à Londres (2 + 4). Et, hormis Maria Sharapova, lauréate en 2004, elles n'ont rien à envier aux joueuses les précédant au classement en matière de jeu sur gazon. Mais, si elles n'ont toujours pas cédé la moindre manche en six matches, elles ont quand même souffert lors de leurs demi-finales, hachées par de violentes averses.

Programmée en premier, Venus Williams, tenante du titre et 7e mondiale, a écarté Elena Dementieva, n°5 (6-1, 7-6[3]). Elle visera un cinquième titre sur le gazon londonien, pour sa septième finale (victoires en 2000, 2001, 2005 et 2007, finales en 2002 et 2003 contre Serena). A 28 ans, l'Américaine confirme que son séjour londonien constitue toujours une cure de jouvence pour elle, qui n'a joué qu'une demi-finale jusque-là cette saison, à Bangalore, perdue contre... Serena. Alors que Dementieva ne disputait que sa première demi-finale à Wimbledon, Venus est très bien entrée dans la partie. L'Américaine, agressive, jouait dans le court et prenait le filet dès que possible, tout en pouvant compter sur un solide service. A 6-1, 2-0, l'affaire semblait entendue. Mais la Russe s'est enfin libérée, bénéficiant même d'un coup de pouce du destin pour débreaker grâce à l'aide du filet (2-2). Soutenue par le public, Dementieva est enfin parvenue à mieux décrypter le service de son adversaire et à placer plusieurs passings décisifs. Mais quelques fautes directes dans le tie-break (pour un total de 22) ont causé sa perte. «Il faut que j'améliore mon service et que j'aille plus au filet pour finir les points, a analysé la vaincue, quand même satisfaite de son parcours. Mais je me sens plus à l'aise sur gazon.»

Serena soulagée

Venus a laissé sa place à Serena, opposée à l'étonnante Jie Zheng (133e mondiale), première Chinoise ayant atteint les demi-finales en Grand Chelem, et qui va désormais se consacrer à la préparation des Jeux Olympique de Pékin après sa défaite (6-2, 7-6 [5]). La cadette des sisters, 6e mondiale, a fait prévaloir sa puissance dans la première manche, en prenant garde à ne pas trop gaspiller (seulement 12 fautes directes sur tout le match). Mais Zheng, qui a largement fait honneur à sa wild-card, l'a ensuite menacée dans la deuxième manche, menant notamment 4-2. La Chinoise a même gâché une balle de set à 5-4, en envoyant son retour de revers dans le filet, avant de perdre le match sur une double faute dans le tie-break. «Je ne voulais vraiment pas aller au troisième set, a commenté Serena, soulagée et bien aidée par son service, avec 3 de ses 14 aces dans le tie-break. Elle a joué comme quelqu'un qui n'avait rien à perdre. Elle m'a vraiment poussée.» Serena doit maintenant élever son niveau de jeu face à sa soeur, dans son jardin à Londres. Mais elle a quand même remporté cinq des six finales de Grand Chelem les ayant opposées, dont deux à Wimbledon.


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