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Lauréate de l'épreuve en 2004, Maria Sharapova a dominé Stéphanie Foretz au 1er tour. (Reuters)

La journée des femmes

LE DÉFILÉ SHARAPOVA

La forme a primé sur le fond. Les victoires sont presque secondaires, Maria Sharapova a joué en short. La lauréate 2004 a aussi (et surtout) gagné contre Stéphanie Foretz. Le défilé des Françaises s'est terminé aux vestiaires prématurément pour Aravane Rezaï et Stéphanie Cohen-Aloro. En revanche, Emilie Loit, revigorée depuis Roland-Garros, a dominé Lucie Safarova.


Que voulez-vous savoir sur Maria Sharapova après sa victoire (6-1, 6-4 en 1h15') contre Stéphanie Foretz ? Son jeu ? Sa forme ? Son objectif ? Que nenni ! Une seule question obsède les journalistes en conférence de presse : Pourquoi joue-t-elle en short ? «J'adore que vous me posiez dix questions sur ce que nous portons, ironise à juste titre la tête de série n°3. C'est incroyable !» C'est l'interrogation du jour pour la lauréate de l'édition 2004 qui voulait une tenue «classique et élégante». C'est réussi et c'est une première pour la Russe en Grand Chelem. A l'exception de cette information capitale, le jeu de la tête de série n°3 est plutôt bien en place pour son premier match de la saison sur gazon. Toujours aussi puissante et agressive sur chaque frappe, elle a étouffé la Française, issue des qualifications, jusqu'à 6-1, 5-2 avant de connaître une baisse de régime. Mais l'ancienne numéro 1 mondiale s'est appuyée sur son service pour conclure à 5-4 grâce à trois bonnes premières balles et rejoindre au deuxième tour sa compatriote Alla Kudryavtseva. Une connaissance de Venus Williams. L'an dernier, la 154e joueuse mondiale a fait souffrir (2-6, 6-3, 7-5) la quadruple vainqueur de l'épreuve au premier tour.

La mode, la mode, la mode, c'est aussi un des sujets du jour pour Venus Williams, victorieuse (7-6 [5], 6-1) de Naomi Cavaday, bénéficiaire d'une invitation. Après lui avoir demandé son opinion sur la Britannique, quelques questions "chiffons" sont venues agrémenter sa conférence de presse pour comprendre pourquoi Nadia Petrova qui a dominé (6-4, 6-4) Olga Govortsova, porte sa ligne de vêtements. Pourtant sur herbe, les joueuses n'ont pas fait d'effets de manche et Venus Williams a comme d'habitude connu un début de match difficile (0-2 puis 1-3) face à la bonne patte de gauchère de Naomi Cavaday. Mais la tête de série n°7 s'est bien reprise en s'appuyant sur son service et en réduisant son nombre de fautes directes pour offrir un deuxième set à la hauteur de son statut. Au prochain tour, l'aînée des Williams est opposée à une autre Britannique, Anne Keothavong. Comme toujours, Lindsay Davenport (n°25) a misé sur la sobriété dans la tenue mais a souffert (6-3, 5-7, 6-3) dans le jeu contre Renata Voracova et physiquement avec des douleurs au genou droit. Jelena Jankovic (n°2) n'a pas fait dans la demi-mesure en s'imposant (6-3, 6-2) Olga Savchuk pour affronter au prochain tour la surprise de Roland-Garros, Carla Suarez Navarro.

Seule Loit passe

Pour les quatre Françaises en lice, la collection 2008 n'a pas fait fureur à l'exception d'Emilie Loit qui revit depuis Roland-Garros. A Paris, elle a retrouvé la joie de jouer et à Wimbledon, elle surfe sur ses bonnes sensations pour éliminer (6-3, 7-6 [4] Lucie Safarova après avoir sauvé des balles de set dans la deuxième manche. Avec cet enthousiasme retrouvé, elle peut accomplir une nouvelle performance face à Shahar Peer. Mais ce sourire n'est pas contagieux. Après un bon premier set, Aravane Rezaï a réalisé un festival de fautes directes (31 au total dont 29 dans les deux dernières manches) pour s'incliner (1-6, 6-0, 6-2) contre l'Argentine Gisela Dulko. Stéphanie Cohen-Aloro a subi la loi de la Taïwanaise Su-Wei Hsieh, bien connue de... Tatiana Golovin. L'an dernier, "Tati" a souffert pour sortir (8-6) au troisième set la 116e mondiale au jeu atypique à deux mains des deux côtés. Et c'est au tour de Dinara Safina (n°9), tombeuse (7-6 [8], 6-2) de Yung-Jan Chan d'affronter la Taïwanaise. Mais le défilé qui a fait un "carton" ce mardi s'est déroulé sur le court n°16 où l'Allemande Julia Goerges a disposé (4-6, 7-6 [6], 16-14) de Katarina Srebotnik (n°23) après 3h40' dont 2h16' pour la dernière manche. Francesca Schiavone et sa victoire en 3h01' contre Tamira Paszek (6-3, 5-7, 10-8) en plus en deux temps font figure de "sinécure".


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