MSN sports Tennis - WIMBLEDON - Le journée des hommes - 2e tour
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Marat Safin est resté concentré du premier au dernier point face à Novak Djokovic. (Reuters)

Le journée des hommes - 2e tour

SAFIN TOUT PUISSANT

Marat Safin a fait sensation mercredi en éliminant Novak Djokovic (n°3) de la course au titre. Le Russe a fourni une excellente prestation face au Serbe, et pourrait faire figure d'épouvantail dans la partie de tableau de Roger Federer, futur adversaire de Marc Gicquel. A condition de rester régulier.


«Lorsque j'ai vu que je jouais Novak Djokovic au deuxième tour, je n'ai même pas regardé la suite du tableau», a ironisé, radieux, Marat Safin au sortir de sa brillante victoire face au n°3 mondial (6-4, 7-6 [3], 6-2). Ancien numéro un mondial (2000) tombé au 75e rang à l'entame de ses huitièmes Internationaux de Grand-Bretagne, le géant russe (1,93 m) de 28 ans abordait l'édition 2008 avec un logique manque de confiance... ses meilleures performances ces deux dernières saisons se résumant à une demi-finale à Las Vegas (2007) et un quart de finale à Munich en avril dernier. Sorti dès le deuxième tour au Queen's la semaine passée, le frère de Dinara Safina a pourtant montré mercredi qu'il possédait le jeu pour faire tomber les meilleurs. Les spectateurs du Center Court et surtout Novak Djokovic, qui n'avait plus été éliminé avant (au moins) les huitièmes de finale en Grand Chelem depuis janvier 2006, en ont été les meilleurs témoins.

D'accord, il y avait du vent. Un vent déstabilisant pour le Serbe, demi-finaliste l'an passé, qui l'a notamment perturbé sur ses (hauts) lancers de balle au service. Résultat : de nombreuses doubles fautes, dont la dixième et dernière offrant le match à son adversaire après 1h53 de jeu. Ce service, si précieux lors de son délicat premier tour (face à Michael Barrer 7-5, 2-6, 6-3, 6-0), n'a cette fois eu aucun effet sur le Russe. Car hormis la météo, il y avait surtout un puissant Marat Safin. Au service d'abord, avec des statistiques éloquentes (83 % de points gagnés sur ses premières balles, une seule balle de break concédée sur le match), et un Djokovic dans l'incapacité de retourner correctement des flèches décochées à plus de 210 km/h. En fond de court ensuite, lui permettant notamment de déplacer à sa guise le troisième joueur du monde, attentiste et bien moins en jambes qu'à son habitude, histoire de se mettre dans les meilleures conditions pour conclure au filet (12/13).

Safin : «J'espère aller loin»

Epaules basses, regard pointé vers le sol, le vainqueur de l'Open d'Australie, habituellement déterminé à ne pas reculer sur le court, est apparu désabusé, notamment après la perdu du deuxième set, plus disputé. «Je savais que c'était un bon joueur, qu'il pouvait sortir un grand match. Je suis probablement fatigué mentalement après ce long début de saison», a confié le n°1 à la Race lors des cinq premiers mois de l'année 2008. En course à Wimbledon pour chiper la place de n°1 mondial à Roger Federer, le Serbe devra encore patienter. Connu pour ses sautes d'humeur et sa concentration parfois fluctuante, Safin devra lui d'abord confirmer au troisième tour face à l'Italien Andreas Seppi, vainqueur de Florent Serra (6-3, 6-7 [4], 6-2, 6-7[5], 6-4), avant de commencer à lorgner vers une demi-finale face au Suisse. «Je suis content d'avoir gagner face à un joueur comme Djokovic, sur le Central. Ca faisait longtemps que je n'avais pas gagné un gros match comme celui-ci. Avec la manière dont je joue, j'espère aller loin», a déclaré le Russe. Mercredi, il a montré qu'il en avait les moyens. Demain est un autre jour.

Pour son deuxième tour, le Suisse en question, quintuple champion en titre à Wimbledon, a connu deux manches tranquilles face à Robin Söderling (6-3, 6-4), avant de baisser un peu d'intensité en début de troisième. Alors mené 5-2, le n°1 mondial a ensuite dû sauver une balle de set à 5-3 avant de s'imposer au tie-break (7-3), et d'engranger une 37e victoire d'affilée à Wimbledon. Ca n'est pas Gaël Monfils (forfait) que Roger Federer rencontrera au troisième tour, mais un autre Français, Marc Gicquel. Le Tricolore, mené deux sets à rien face au Serbe Ilia Bozoljac (lucky-loser suite au forfait de Gaël Monfils), a sauvé deux balles de match dans la quatrième manche (à 5-4) avant de prendre le service de son adversaire pour la première fois de la partie dans la cinquième (à 2-2), et de s'imposer (4-6, 5-7, 7-6 [1], 7-6 [0], 6-3 en 3h31) juste avant la tombée de la nuit.


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