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Kim Clijsters et son célèbre grand écart. (L'Equipe)

LE BILAN FEMMES

CLIJSTERS VAINC SES DÉMONS

Après quatre finales perdues, Kim Clijsters inscrit enfin son nom au palmarès d'une épreuve du Grand Chelem. La Belge était trop forte pour Mary Pierce, qui confirme la belle saison des joueuses françaises, présentes dans le dernier carré des quatre principaux tournois de la saison, remportés par quatre joueuses différentes pour la seconde année consécutive.


Justine Henin-Hardenne ne peut plus se targuer d'être la seule Belge ayant gagné un tournoi du Grand Chelem. La Wallonne conserve l'avantage, avec quatre titres, mais Kim Clijsters a sans doute fait le plus difficile en maîtrisant ses nerfs, si fragiles jusque-là lors du dernier acte. Arrivée à New York en favorite, grâce aux résultats enregistrés sur dur depuis le début de la saison (six titres, tous sur cette surface), Clijsters a enfin assumé ses responsabilités. Impériale jusqu'en quarts de finale, son excellente condition physique et sa puissance lui ont permis de démolir Venus Williams, puis Maria Sharapova, nouvelle numéro un mondiale, avant d'expédier Mary Pierce en finale. A 22 ans, enfin rétablie d'une blessure au poignet qui a pourri son année 2004, la Flamande a un horizon dégagé. Au moins jusqu'en 2007, date à laquelle elle compte mettre un terme à sa carrière. Justine Henin-Hardenne, sa rivale, a disparu en 8es de finale contre Pierce, sans retrouver le niveau d'il y a deux ans.

Avec la défaite dès le premier tour de Svetlana Kuznetsova, une première pour la tenante du titre à l'US Open, les Russes ne décrochent aucun Majeur cette saison. Mais elles se consolent avec le beau parcours de Maria Sharapova, toujours aussi bruyante sur un court que fair-play dans la défaite, et surtout le beau réveil d'Elena Dementieva. FInaliste malheureuse à Roland-Garros et New York en 2004, la francophile n'avait pas dépassé le cap du quatrième tour dans les grands tournois cette année. Mais sa détermination lui a permis l'a conduite dans le dernier carré, contre Pierce.

Les Russes ont quand même éclipsé les Américaines, arrêtées au stade des quarts de finale. Venus Williams n'a pu confirmer sa renaissance de Wimbledon, après avoir mis un terme au parcours de sa soeur Serena, à la condition physique toujours aussi perfectible. Et Lindsay Davenport a été victime de la science du jeu de Dementieva, restant en quête d'un quatrième titre du Grand Chelem depuis cinq et demi.

Mary Pierce court également après un troisième titre en Grand Chelem depuis 2000. Comme à Roland-Garros, la Française, plus affûtée que jamais à 30 ans, a fait parler la pureté de sa frappe de balle jusqu'en finale, avant de s'écrouler face à une Belge, Henin à Paris, Clijsters à New York. Si son corps ne la lâche pas, la première joueuse française à disputer six finales en Grand Chelem peut prendre le leadership tricolore.

En atteignant les quarts contre Pierce, Amélie Mauresmo confirme son statut de joueuse régulière mais pas suffisamment armée pour grimper quand la côte s'élève. Même constat pour Nathalie Dechy, mais un étage en-dessous, pulvérisée par Davenport. Le bilan est contrasté chez les plus jeunes. En passant un tour, Pauline Parmentier a largement récompensé les organisateurs, qui lui avaient offert une wild-card pour disputer les qualifications. En revanche, Tatiana Golovin, qui s'obstine à se passer d'un entraîneur malgré ses 17 ans, échoue encore précocément.

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