MSN sports Tennis - US OPEN - La finale des femmes
Accueil | Tennis | dossier
Justine Henin remporte son 7e titre du Grand Chelem, le 2e à l'US Open. (Reuters)

La finale des femmes

LA PERFECTION AU FÉMININ

Justine Henin a délivré un match remarquable pour dominer (6-1, 6-3 en 1h22') la Russe Svetlana Kuznetsova, future numéro 2 mondiale, et remporter ainsi son septième titre du Grand Chelem. Pour réussir à s'imposer pour la deuxième fois à l'US Open, la numéro 1 mondiale a montré une qualité de jeu proche de la perfection.


Justine Henin seule au monde

Roger Federer peut se rassurer, il n'est plus seul au monde des superlatifs. Justine Henin l'a rejoint. L'air des sommets, la numéro 1 mondiale le connaît depuis longtemps, mais aujourd'hui, elle a gravi l'Everest. Jamais la Belge n'est apparue aussi dominatrice, sûre de son jeu, certaine de sa force et convaincue de son talent. Pour remporter son septième titre du Grand Chelem, son deuxième à l'US Open après celui de 2003, elle n'a pas perdu un set de la quinzaine et terrassé coup sur coup Serena et Venus Williams pour conclure en beauté (6-1, 6-3 en 1h22') face à Svetlana Kuznetsova, poussée au rayon de simple faire-valoir malgré un match correct. «Contre des joueuses comme Justine qui joue à leur plus haut niveau, on doit saisir chaque opportunité et il n'y en a pas beaucoup, avoue la Russe, qui n'a pas réussi à concrétiser l'une de ses six balles de break. Si on ne le fait pas, il est impossible de gagner.» Et samedi soir, pour battre la numéro 1 mondiale, il fallait vraiment tenter l'impossible.

Sereine, Justine Henin ne jette plus ses regards parfois apeurés vers son coach, Carlos Rodriguez. Perfectionniste, elle maîtrise tous les coups et délivre à chaque sortie une prestation de plus en plus aboutie sur les plans technique et tactique. Depuis son arrivée sur le circuit, chacun peut se délecter de son magnifique revers et de sa couverture de terrain toujours impeccable. Cette saison, il s'accompagne d'un coup droit de plus en plus efficace, de retours très agressifs, de prises de balle de plus en plus précoces et d'une volonté farouche d'aller vers l'avant. Sa balle de match s'avère un modèle du genre avec un service suivi au filet, puis trois volées dont une dernière en toucher avec un lob de revers.

Svetlana Kuznetsova impuissante

Au-delà de son exploit tennistique, Justine Henin a également réussi une performance scénique. Elle a fait taire d'admiration tout le public américain ou presque. Les 23.000 spectateurs du court Arthur Ashe ont tellement savouré la prestation que quelques "oh" de déception sont venus ponctuer sa première double faute, une incongruité, à 3-0 dans le premier set. Mais un ace les a rassurés pour conclure le jeu. Et la démonstration de force s'est poursuivie avec des retours bloqués en revers, des chips and charge à l'occasion, des coups droits croisés gagnants à foison, des volées impeccables. Toute la panoplie de la parfaite joueuse de tennis est passée à la moulinette du talent de la Wallonne. Après un peu plus d'une heure de jeu, la tête de série n°1 mène 6-1, 4-1. Il ne reste plus qu'à conclure.

Si Svetlana Kuznetsova ne peut contrer la Belge malgré sa puissance en coup droit et ses tentatives pour prendre le filet, il ne reste plus que la déconcentration. Un spectateur au QI d'un invertébré gazeux se charge de cette entreprise frauduleuse et perturbe Justine Henin au moment de service à 6-1, 5-3 (15-0). La Belge commet trois doubles fautes, sauve trois balles de break mais garde ses nerfs, inflige sa quinzième défaite en dix-sept confrontations à la Russe et peut brandir le trophée. Et les mots de l'incontestable numéro 1 mondiale avant le tournoi résonnent encore : «C'est le tournoi que j'aime le moins des quatre. Ici, c'est vraiment le show en permanence et c'est fatigant...» Surtout pour ses adversaires qui ont assisté à un show implacable de Justine Henin.


Publicité
< 1 2 3 4 5 >
    
Avoir mis sous tutelle Raymond Domenech rendra-t-il plus attrayant le jeu de l'équipe de France ?
OUI
NON