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Demi-finales femmes : Vendredi 7 septembreHENIN PAR LA TRÈS GRANDE PORTEJustine Henin a réussi un exploit que Martina Hingis avait été la dernière à accomplir : battre les deux soeurs Williams dans un même tournoi du Grand Chelem. La numéro un mondiale a en effet dominé Venus Williams (7-6[2], 6-4) au terme d'une demi-finale de très, très haut niveau. En finale samedi, elle affrontera Svetlana Kuznetsova, venue à bout d'Anna Chakvetadze (3-6, 6-1, 6-1). L'exploit de Justine HeninDe toute façon, le duel avait commencé à distance, bien avant que Venus Williams et Justine Henin n'entrent sur le court. Alors, en ce vendredi après-midi, les deux jeunes femmes n'avaient pas le choix : il leur fallait montrer ce qu'elles avaient dans le ventre, se livrer sur le court à une bataille digne des deux gagnantes des deux derniers Grands Chelems qu'elles sont. Histoire de mettre sportivement un terme à la guerre des nerfs que leurs clans s'étaient largement chargé d'entretenir depuis le succès de la Belge sur Serena. Le premier, Richard Williams avait dégainé en accusant Carlos Rodriguez d'avoir coaché sa protégée face à sa cadette. L'entraîneur de la Belge s'était alors ému de ce que les Williams cherchaient toujours à impressionner leurs adversaires en dehors du terrain. Comme pour en remettre un petit coup avant le début de la rencontre, Venus répétait au micro du speaker que depuis leur dernière rencontre, «Justine (avait) progressé.» Un doux euphémisme, puisque cet affrontement remontait à l'Open d'Australie 2003... La faute à cette déclaration peu délicate ou au retour au vestiaire que Venus décidait de faire alors que Justine Henin était déjà prête à recevoir l'engagement de son adversaire ? Toujours est-il que la Belge prenait le meilleur départ dans une partie qui, 1h21 durant, allait ressembler jeu pour jeu et quasiment minute pour minute à celui livré contre Serena.
A VOIR AUSSIPeu d'échanges, trop de fautesJamais une demi-finale de Grand Chelem n'avait mis en scène deux joueuses russes. La première, entre Svetlana Kuznetsova et Anna Chakvetadze, appartenant toutes les deux au Top 10, n'a pas été à la hauteur de l'événement. Trois sets, 1h35 de match et 81 fautes directes, voici le triste bilan d'un match qui envoie Kuznetsova vers sa deuxième finale à l'US Open, après son titre en 2004. Bien sûr, il n'est jamais facile d'affronter une compatriote dans un tournoi majeur. Partenaires en finale de la Fed Cup la semaine prochaine face aux Etats-Unis, adversaires sur le court Arthur Ashe vendredi : les deux joueuses russes avaient juste de quoi ajouter un peu plus de stress à la nervosité inhérente à une demi-finale de Grand Chelem. Pour sa première, Anna Chakvetadze, 20 ans, prenait le meilleur départ face au fantôme de Svetlana Kuznetsova. Nerveuse, très nerveuse, la tête de série n°4 ne parvenait pas à se lâcher : après 19 minutes, et 8 fautes directes (dont 7 en coups droits), elle était menée 4-1. Même son service, performant jusque-là, la trahissait. Elle perdait la première manche sur une double faute, un set aux statistiques sévères : Chakvetadze, n°6 mondiale, n'inscrivait qu'un seul point gagnant pendant que son adversaire affichait 21 fautes directes (6-3, en 31'). |
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