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FINALE FEMMES - SAMEDI 9 JUINHENIN COMME UNE ÉVIDENCEPour son quatrième titre à Roland-Garros, son troisième consécutif, Justine Henin a survolé le tournoi et la finale (6-1, 6-2) contre Ana Ivanovic. A Paris, la numéro 1 mondiale n'a pas d'adversaire à sa mesure. Ou plutôt à la démesure de son jeu si complet, si solide, si intelligent. Henin simplement trop forteIl serait tellement simple d'expliquer la victoire (6-1, 6-2) de Justine Henin par l'inconstance et l'inexpérience de son adversaire, Ana Ivanovic. Et pourtant, les 40 fautes, dont 26 directes, de la Serbe en 1h05' trouvent leur genèse dans l'efficacité de la Belge. Depuis trois matches, la numéro 1 mondiale signe chaque sortie de son empreinte. En quarts de finale, elle domine (6-4, 6-3) Serena Williams. Certains peuvent alors penser que l'Américaine rend une copie hors sujet. Est-ce le fruit du hasard ? A voir. En demi-finale, elle écrase (6-2, 6-2) Jelena Jankovic, jusque-là impériale. Quelques-uns, de moins en moins nombreux, peuvent se dire que la Serbe a succombé à la pression. Est-ce le fruit du hasard ? A confirmer.
A VOIR AUSSILe combat dure 24 minutesPerfectionniste et volontaire, elle étouffe son adversaire à l'image des quatre premiers jeux de cette finale. Le bras de fer face à Ana Ivanovic dure exactement 24 minutes. La Serbe débute la rencontre sans complexes, breake d'entrée et mène 40/0 sur son engagement. Pour le joueur ordinaire, le jeu est plié. Mais Justine Henin n'a rien d'ordinaire : «Je voulais vivre chaque balle, chaque moment. C'était très important de montrer que je voulais gagner chaque point du match.» En championne, elle s'accroche et égalise sur un revers let. Le fruit du hasard ? A première vue... La Serbe perd progressivement de sa superbe, avoue «avoir plus pensé à ses nerfs qu'à son jeu», avoir été submergée par l'événement et la Belge met en évidence toutes les carences physiques de sa jeune adversaire. Ana Ivanovic frappe plus fort que Justine Henin, mais elle ne la déborde pas. Justine Henin gratte bien la balle, joue le contre-pied, cherche et trouve de la longueur en retour, varie les effets en défense et déstabilise systématiquement la tête de série n°7. Le coup droit de la Serbe, si rapide, atterrit dans les bâches. Son service, si gênant contre Maria Sharapova, la lâche avec seulement 33% de premières balles et son revers porte bien son nom... «Je me concentrais beaucoup trop sur mon lancer de balle, je me suis focalisée sur mon service qui ne fonctionnait pas bien, explique Ana Ivanovic. Et je ne bougeais pas très bien.» |
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