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Premier tour : République tchèque - France (simples)LES ILLUSIONS PERDUESAprès la défaite en trois sets de Gilles Simon contre Radek Stepanek, la France s'incline au premier tour contre la République tchèque, bien emmenée par Tomas Berdych et Radek Stepanek. La désillusion est sévère mais juste pour une génération dorée mais encore inexpérimentée. Tout apprentissage possède des phases douloureuses et Gilles Simon en mesure bien le poids après sa défaite (7-6 [2], 6-3, 7-6 [0]) contre Radek Stepanek pour sa première campagne de Coupe Davis. «Je ne me sens pas coupable parce que j'ai tout donné, mais j'ai le sentiment d'être responsable de la défaite, constate le numéro 1 français, très affecté par son échec et très triste pour ses copains. Je suis dans le top 10, je suis mieux classé que mes deux adversaires et j'encaisse deux défaites. C'est dur de regarder ses potes et de se dire qu'on les prive de poursuivre l'aventure. Même si on est tous solidaires, je porte seul ce poids-là.» Le rêve vient de se fracasser sous le poids de la réalité. Et cette réalité présente un visage à la Janus avec d'un côté, l'inexpérience d'une nouvelle génération française, et de l'autre, la performance des Tchèques avec Tomas Berdych et Radek Stepanek, impériaux tout le week-end. A VOIR AUSSIResponsable mais pas coupableEt ces petits riens mis bout à bout font un tout au goût amer. Beaucoup l'attribuent à l'inexpérience et au fameux effet inhibant Coupe Davis, Gilles Simon le met plutôt sur le compte de son manque de confiance depuis quelques semaines. Déjà à Marseille, le Niçois a montré des signes d'agacement sur son niveau de jeu et ce manque de sensations s'est réitéré à Dubaï. Avec le poids des responsabilités, la frustration prend parfois le pas sur la lucidité. Et dans une Coupe Davis, tout ne se concentre pas dans le niveau de jeu : «Dans l'ensemble, j'ai joué plutôt à un bon niveau, mais j'aurais préféré jouer 15/2 et gagner le match», assène le 8e mondial. Pendant ce week-end à Ostrava, Gilles Simon n'a pas mal joué, mais il n'a pas réussi à se transcender lors des moments chauds. Toute sa force mentale lors des points importants, à l'image de sa performance à Madrid en 2008, s'est délitée à Ostrava. Il a manqué un petit truc. Ce n'est pas un petit supplément d'âme, l'ambiance et l'attitude des Tricolores ne sont pas en cause, à l'image de l'arrivée groupée et soudée de tous les joueurs avec leur capitaine en conférence de presse. Il n'en manque pas un. Et c'est rarissime. Ils gagnent ensemble et ils perdent ensemble. Ce n'est pas un leader, Jo-Wilfried Tsonga possède largement les épaules. |
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