MSN Sports Tennis - Federer : «Juste trop joli»
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28/01/2007 | 15:36| Tennis - Australie

Federer : «Juste trop joli»

Après avoir donné son récital sur le court, Roger Federer est venu expliquer l'inexplicable en anglais, en suisse-allemand et en français en conférence de presse. Si le numéro un mondial préfère l'euphémisme pour qualifier parfois son jeu «juste trop joli», il n'élude pas le record de Pete Sampras : «On n'en est pas loin, c'est vrai, mais pas encore assez près pour y penser de trop».


«Roger Federer, vous avez raté deux volées aujourd'hui... Vous pensez que vous pouvez encore améliorer votre jeu au filet ?

J'aimerais encore faire des progrès, bien sûr ! Mais je couvre beaucoup mieux le filet qu'avant grâce au travail fait avec Tony Roche. Je prends plus de risques, et ça paie.


Il y a ces deux balles de set ratées par Fernando Gonzalez, et puis après, vous dominez.

J'étais quand même surpris de le breaker à 5-4, 40-15, il servait avec le vent et moi je ne jouais pas si terrible que ça... Après, je savais que ça allait pencher en ma faveur, que j'allais jouer avec le vent que tout irait bien si j'arrivais à avoir une grande marge dans le tie-break. Oui, il a vraiment raté deux grosses occasions de mener un set à zéro... Pour le battre, je savais qu'il fallait que je le fasse travailler beaucoup parce que c'est très dur de faire des chips pendant cinq sets.


Ce dixième titre du Grand Chelem a-t-il la même saveur que les autres ?

C'est difficile à dire... Mais je crois quand même que Wimbledon l'an dernier était plus chargé d'émotion pour moi, car c'était celui que je rêvais de gagner quand j'étais petit. Mais le dixième me procure beaucoup de satisfaction et aussi une motivation incroyable. Quand je vois tous ces fans ici et aussi partout dans le monde, qui me suivent, pouvoir partager ce trophée avec eux, c'est ça qui m'inspire.


Le fait de gagner ici sans avoir perdu un set, cela ajoute une satisfaction particulière ?

L'année dernière à Wimbledon, c'était aussi incroyable... Je n'avais perdu qu'un set, en finale, contre "Rafa". Mais ne pas perdre un set, c'est une surprise. En plus, c'était mon premier tournoi de l'année, à part Kooyong.


Égaler le record de quatorze titres du Grand Chelem de Pete Sampras, est-ce un objectif ? Et où pensez-vous avoir le plus de chance de glaner ces quatre titres qui vous manquent encore ?

Je vais essayer un maximum de le faire en tout cas. Mes plus grandes chances, c'est certainement à Wimbledon et l'US Open. On n'en est pas loin, c'est vrai, mais pas encore assez près pour y penser de trop !


En plus d'inventer des coups, comme vous le faites sur le court, pourriez-vous inventer des mots pour pouvoir les décrire ?

Ben, moi-même, je ne sais pas trop quoi dire parfois... C'est juste trop joli et incroyable. Avant, je jouais bien peut-être cinq matches dans l'année. Maintenant, j'ai un bon niveau tout le temps, je connais rarement de match où je passe complètement au travers, et ça c'est un motif de satisfaction. C'est du travail, oui, mais disons que, peut-être, il fallait travailler le talent. Depuis trois ou quatre ans, j'ai installé une base et je peux travailler dessus.


Pour réussir le Grand Chelem, il faudra forcément gagner Roland-Garros. Pensez-vous que vous pouvez le faire ?

Je pense que je peux gagner Roland-Garros, absolument. Cela ne fait aucun doute pour moi. Cela fait maintenant deux-trois ans que je me prépare physiquement pour être bien en Grand Chelem, être capable de tenir les cinq sets, et surtout à Roland-Garros. Et là, je me sens bien !»


Propos recueillis par Myrtille RAMBION, à Melbourne



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