MSN Sports Rugby - Biarritz n'y arrive pas
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29/11/2008 | 18:16| Rugby - Top 14

Biarritz n'y arrive pas

L'arrivée de Jean-Michel Gonzalez n'a pas suffi à inverser la tendance à Biarritz, battu lourdement par le Stade Français (13-32), qui repart avec le bonus offensif de la côte basque. Le BO est malade, et la situation devient critique.

La pression était énorme sur le club biarrot, et il suffisait de lire le mélange de peur et de hargne sur les visages pour comprendre que la semaine a été tendue, pas seulement en coulisses, et que Jean-Michel Gonzalez a dû secouer ses nouveaux joueurs. Les Basques ont ainsi démarré tambour battant, en voulant prendre de suite les choses en main et en jouant dans le camp des Parisiens. Une stratégie efficace, avec le premier essai de Ngwenya, et surtout quelques mouvements intéressants, qui prouvaient au moins la grosse envie de ce groupe de relever la tête.

En face, le Stade Français, amoindri par les blessures, a eu du mal à trouver le bon rythme. Encore trop indisciplinés (6 fois en 20 minutes!), ils ont toutefois bien limités la casse, avec un essai en force de Leguizamon, et une défense agressive pour empêcher les Biarrots d'imposer leur jeu. Le nouveau maillot du BO affichait une vague stylisée, et c'est bien le message que les joueurs ont voulu faire passer, en mutlipliant les attaques et les initiatives. Mais même avec la possession du ballon nettement supérieure, les Biarrots avaient du mal à concrétiser et à prendre l'ascendant sur une solide équipe parisienne.

Le BO s'effondre

Après le repos, le BO a continué à dominer et à tenter des choses pour déborder la défense des stadistes. Mais il y a encore de la fébrilité dans cette équipe, à l'image de ces en-avants ou de ces trois pénalités ratées de Yachvili et Bosch. Le Stade Français a donc logiquement commencé à y croire, et le club de la capitale a fait étalage de la différence entre une équipe qui doute et une équipe qui n'a rien à perdre. L'essai de Saubade est ainsi éloquent, et a fait mal aux Basques, qui ont commencé à se crisper. Yachvili continuait à manquer la cible sur pénalité, et on se disait que ça ne sentait pas bon pour le BO, qui restait déjà sur trois défaites d'affilée.

Laurent Rodriguez et Jean-Michel Gonzalez, les pompiers de service, n'avaient déjà plus d'ongles depuis longtemps, mais leurs hommes sont trop limités à l'heure acutelle, et se sont effondrés. Le cadeau fait à Bastareaud sur le troisième essai parisien suffit à résumer la situation actuelle, et quand rien ne va... Dix partout à la pause, 22-3 en deuxième période, l'équipe a littéralement explosé, et la désillusion est énorme. Le calice allait être bu jusqu'à la lie, avec cette interception de Bergamasco pour l'essai du bonus offensif, avant un doublé de l'Italien pour punir un peu plus les pauvres Basques, qui ont encaissé la bagatelle de cinq essais. Biarritz n'y arrive pas, et la qualification pour les demi-finales est déjà largement compromise. Les Parisiens, qui remontent à la deuxième place, voient eux la vie en rose. A. M.

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