MSN Sports Rugby - Les réactions
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03/02/2008 | 18:09| Rugby - Tournoi

Les réactions

Marc Lièvremont, entraîneur du XV de France (à d., Photo Reuters): «Je suis ravi de l'état d'esprit affiché par les joueurs. Il y a eu du jeu, mais aussi du combat. Lionel (Nallet) a parlé de l'état d'esprit. En une semaine, c'était difficile de travailler les lancements jeu. On a essentiellement travaillé l'état esprit. On est ravis de ce qu'ont montré les joueurs, y compris en défense, en ne lâchant rien sur la fin. Gagner 27-6 pour un premier match, on peut dire que c'est inespéré. On a eu un soupçon de réussite sur les deux premiers essais. La chance sourit aux audacieux. Dès le début, les joueurs ont entrepris. Après, j'ai été surpris moi-même par la maîtrise collective des joueurs. Il y a eu peu de ballons tombés. Ils ont réussi à imposer du rythme aux Ecossais, ce qui n'est pas une mince affaire. Même si pas mal de choses n'ont pas fonctionné, au niveau de l'ambition, du jeu, de la solidarité, je suis comblé.»

Vincent Clerc, ailier du XV de France: «On réussit à gagner ce match en l'ayant maîtrisé. On a un peu de réussite sur les rebonds, mais on a quand même dominé la plupart du temps. On s'est procuré beaucoup d'occasions, car on avait la volonté de garder le ballon, de tenter, de ne pas rendre de ballons. C'était agréable, on se sentait en sécurité, mais il ne faut pas se griser. Parfois, on a fait de mauvais choix. Il aurait fallu temporiser par moments. En deuxième mi-temps, face au vent, on aurait parfois dû plus jouer au pied pour occuper. (Ses deux essais?) Ce n'est pas important. C'est vrai qu'on aime bien marquer quand on est ailier, mais on dépend beaucoup des autres. Si je marque, c'est parce que Toulouse et l'équipe de France marchent bien et que j'ai de bons ballons. Je ne fais pas une fixation sur le nombre d'essais que je marque.»

Lionel Faure, pilier du XV de France: «C'était un très grand moment, en particulier après le match. C'était parfait. C'était une semaine difficile, car il y avait beaucoup de nouveaux joueurs avec un nouvel entraîneur. Nous avons eu seulement cinq jours d'entraînement. Nous savions que ce serait très difficile, mais nous avons travaillé dur, avec beaucoup de cohésion. Les avants écossais ont bien joué. C'était une grosse bataille, mais nous pouvons être satisfaits de notre match, aussi bien en touche qu'en mêlée.»

Lionel Nallet, capitaine du XV de France: «La victoire est belle. Les joueurs se sont fait plaisir. Je garderai surtout en tête la solidarité affichée car il y a eu des moments difficiles où on a été dans le rouge. Chaque fois, un joueur qui était mieux que l'autre l'encourageait. Il y a eu une grosse solidarité. La pénalité jouée à la main par Loïc Jacquet (à l'origine de l'essai de Malzieu, ndlr) reflète l'état d'esprit affiché. Il prend une décision et derrière tout le monde suit. On nous demande de prendre des initiatives. Il y en a qui en prennent et qu'elles soient bonnes ou pas, il faut qu'on adhère derrière.»

Jean-Baptiste Elissalde, demi de mêlée du XV de France: «Notre fond de terrain a été performant, mais il y a eu pas mal de déchets, notamment dans le jeu au pied. On perd aussi une mêlée et une touche. Il ne faut pas croire qu'on pourra relancer le ballon à tous les coups de nos 22 mètres. Il faut lever la tête. Je suis surpris de l'écart. Trente points (27-6, ndlr), c'est un peu lourd pour l'Ecosse. Ce n'est jamais facile d'entamer le Tournoi ici. On a eu de la réussite et eux ont eu deux-trois coups qui n'ont pas abouti. Ca fait pencher la balance en notre faveur. Comme on ne fait pas une équipe en cinq jours, cela prouve qu'il y a eu du boulot de fait avant dans les clubs.»

François Trinh-Duc, demi d'ouverture du XV de France: «J'avais envie de rendre une copie parfaite donc je ne suis pas trop heureux de ma performance. J'aurais pu prendre plus d'initiatives. On a donné beaucoup de mouvement, car on ne voulait pas se débarrasser du ballon. On avait été mis en confiance par les entraîneurs qui nous ont dit de beaucoup tenter. Cela implique des erreurs.»

Julien Brugnaut, pilier du XV de France: «Comme Marc et tous les entraîneurs veulent mettre de la vitesse dans le jeu, on a dû puiser dans les réserves physiques et on était tous fatigués à la mi-temps. Mais c'est un jeu attrayant donc ça motive pour se dépasser. J'ai pris énormément de plaisir. Le stade est fantastique et l'hymne écossais est très beau. Je vais garder précieusement mon maillot (c'était sa première sélection, ndlr). Je pense qu'on a fait un match correct. On a eu des difficultés sur quelques mêlées, mais le reste du temps, j'ai pu me rassurer. Au début de match, ça s'est bien passé, mais après, le pilier gauche écossais a commencé à ruser et sur deux ou trois mêlées, je n'ai pas réussi à trouver de solutions. Pour le reste, je suis à peu près satisfait de ma performance.»

Frank Hadden, entraîneur du XV d'Ecosse: «La déception domine bien sûr. Nous avons commis beaucoup d'erreurs élémentaires comme lors de la Coupe du monde, mais il faut surtout saluer la vitesse du jeu des Français, la force de leur défense et leur capacité à se créer des occasions. Ils ont quand même profité de quelques rebonds favorables et malheureusement cela n'a pas été le cas pour nous. Après la mi-temps, la possession a penché en leur faveur. Il y a une part de fatigue, car notre mêlée était bonne en première période. Ce n'est certes pas le début que l'on souhaitait dans ce Tournoi et nous avons peu de temps pour redresser la barre contre les Gallois, mais nous sommes déterminés à jouer un rôle dans ce Tournoi.

Jason White (capitaine du XV d'Ecosse): «Je pense toujours comme capitaine qu'il y a un potentiel dans cette équipe. Après il faut réussir à le traduire sur le terrain. C'est surtout une question d'exécution. On a fait trop d'erreurs, de fautes. C'est en partie dû à la nervosité, qui est naturelle à ce niveau. Le problème c'est de gérer cette nervosité.» (AFP)


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