MSN sports Rugby - TOP 14 - Demi-finales : Stade Toulousain bat Stade Français (31-13)
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Maxime Médard a débloqué le match en faisant sauter le verrou parisien. (L'Equipe)

Demi-finales : Stade Toulousain bat Stade Français (31-13)

TOULOUSE MATE LE CHAMPION

Comme Clermont la veille, le Stade Toulousain n'a pas fait de détail face au Stade Français (31-13). Après une mi-temps équilibrée (6-3), les Toulousains, plus entreprenants, ont fait la différence en marquant trois essais. Les deux meilleures équipes de la saison se retrouveront en finale, samedi prochain au stade de France. La fin de cycle se confirme pour les Parisiens.


Toulouse commence mieux

Il faisait lourd, très lourd en ce dimanche à Bordeaux, et le clasico entre les Stades promettait lui-aussi d'être bouillant, comme d'habitude. Toulouse, pour sa quinzième demi-finale consécutive en Championnat, alignait finalement son équipe type. Heymans, replacé à l'aile pour ménager un peu son épaule, Dusautoir et Servat étaient bien titulaires. A l'issue d'une saison interminable et épuisante, entre deux équipes très proches malgré un style de jeu très différent, le tout sous une chaleur moite et irrespirable, on se doutait bien que la fraîcheur physique ferait la différence. Surtout que l'affrontement a démarré par un rugueux défi physique dans l'axe, déjà exigeant pour les organismes. Après l'échec en finale de Coupe d'Europe, les Toulousains avaient juré de tout faire pour se venger en Championnat. Ils n'ont pas menti. Plus agressifs, un peu plus entreprenants aussi, ils dominaient plutôt le début de rencontre. La consigne était sans doute la même que celle des Clermontois samedi, à savoir mettre beaucoup de rythme pour déplacer l'adversaire et créer des espaces.

Après vingt minutes de domination, les Haut-garonnais ont logiquement concrétisé par deux pénalités d'Elissalde, et ils auraient même pu viser mieux si Bouilhou avait regardé extérieur sur une superbe percée de Médard. Son retour intérieur vers Jauzion permettait aux Parisiens de revenir défendre. Mais les champions de France avaient quand même du mal à imposer leur jeu. Ils étaient indisciplinés, manquaient ainsi souvent de patience, à l'image de ces deux drops improbables tentés par Hernandez. Leur défense impeccable leur permettait tout de même de limiter les dégâts, et leur mêlée prenait petit à petit le dessus. Bref, le combat s'équilibrait, le rythme baissait, pas le nombre de fautes de main, et tout restait à faire dans ce match tendu, sans surprise. Les intentions étaient toulousaines, malgré cet essai refusé à Parisse, mais le Stade Français était rarement inquiété. Serré, crispant, pas franchement spectaculaire mais très intense, bref, comme un Stade Français-Toulouse.

Médard force la décision

Après une mi-temps passée sur la pelouse, sous les parasols pour les Toulousains, dans le couloir au frais pour les Parisiens, afin éviter le long tunnel de Chaban Delmas, Toulouse est reparti à l'attaque, sur le même schéma, en mettant du rythme. «Entre Paris et Toulouse, ça se joue toujours sur des détails», rappelait Elissalde avant la rencontre. Restait donc à attendre ce fameux tournant. Il est venu d'un essai à la course de Maxime Médard après un coup de pied de Kunavore, suite à un nouveau ballon perdu par le Stade Français. Toulouse avait pris dix points d'avance d'entrée, et avait bien l'intention d'enfoncer le clou dans la foulée en accélérant nettement. Il lui a suffi de profiter des fautes encore trop nombreuses des Parisiens pour marquer trois points de plus et creuser un écart conséquent de treize points. Les hommes de Fabien Galthié n'avaient plus le choix, il fallait tout tenter pour revenir.
Le nombre incalculable de ballons perdus au sol ou sur fautes de main a rapidement plombé leurs espoirs. Surtout que Toulouse dominait aussi en touche, et sur un ballon contré par Albacete, Jauzion marquait entre les perches, après plusieurs temps de jeu, l'essai du KO pour le Stade Français, qui allait boire le calice jusqu'à la lie avec un troisième essai d'école de Yannick Jauzion, après un nouveau ballon perdu. Le second acte était à sens unique, et le champion de France avait complètement lâché prise. Vexé, il a quand même montré une belle réaction d'orgueil, récompensée par un essai de filou de Fillol. Mais Toulouse était simplement plus fort, notamment grâce à une démonstration du talent de Médard. Fritz ajoutait un drop pour finir, et le Stade Toulousain ira chercher un 17e sacre au stade de France. A Paris, il s'agit maintenant de reconstruire.


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