MSN sports Rugby - COUPES D'EUROPE - Demi-finales
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Toulouse a su trouver les ressources pour vaincre les London Irish et atteindre une 5e finale. (L'Eq.)

Demi-finales

TOULOUSE-MUNSTER, FINALE DE RÊVE

La finale opposera le 24 mai à Cardiff Toulouse au Munster, soit les deux équipes les plus expérimentées de l'histoire de l'épreuve. Le Stade Toulousain, qui a éliminé (21-15) samedi les London Irish à Twickenham, sera à la recherche d'un quatrième titre (record). Les Irlandais, vainqueurs (18-16) des Saracens, également à l'extérieur, en viseront un deuxième après celui remporté en 2006.


Samedi : Twickenham sonnait un peu creux, mais les Irish croyaient en eux

Exactement comme attendu. Même si leur palmarès et leur réputation en faisaient des incontestables favoris, les Toulousains, dont l'effectif s'était rétréci comme peau de chagrin ces derniers temps, savaient que la victoire contre des London Irish sans complexe ne pouvait pas être aisée. Et ce fut bien le cas à Twickenham, dans un stade qui sonnait creux avec à peine trente mille spectateurs présents. Les hommes de Guy Novès, privés de Vincent Clerc, Florian Fritz et Clément Poitrenaud, les grands blessés de longue durée, ou Maleli Kunavore, Thierry Dusautoir (entré en seconde période) et Valentin Courrent, les absents plus récents, ont pourtant pas mal récité leur leçon pendant plus de quarante minutes.

La première période était même plutôt à l'avantage des anciens triples vainqueurs de l'épreuve. Face à des Anglais très joueurs, les Toulousains avaient su répliquer par une réalisation d'Ahotaeiloa à un premier essai anglais signé par l'ailier tongien Ojo, puis à prendre l'avantage avant la pause grâce à un beau travail de sa mêlée conclu par Servat (15-10, score à la mi-temps).
  Le compte-rendu du match

Au bout de l'effort, Toulouse arrache la qualification

En seconde période, le Stade Toulousain restait en place et affirmait même sa présence dans le camp adverse. Même avec un Jean-Baptiste Elissalde diminué par un coup au genou, mais pas suffisamment pour l'empêcher de passer des buts cruciaux (comme ceux faisant passer le score de 15-15 à 21-15), les Haut-Garonnais semblaient tenir le choc. Mais les Anglais n'abdiquaient pas. Les relances fusaient, même de très loin, et Tagicakibau, comme son homologue de l'autre aile en première période, réalisait un numéro d'équilibriste et de sprinter sur la gauche pour égaliser (15-15).

Puis les deux pénalités d'Elissalde redonnaient avantage et confiance à Toulouse qui devait alors procéder à des changements, la fatigue submergeant les organismes extrêmement sollicités depuis quelques semaines. Avec un effectif qui commence à devenir bien juste, Yannick Nyanga était même obligé de venir se poster dans sa ligne de trois-quarts. Les dix dernières minutes viraient à l'attaque-défense. Les coéquipiers de Mike Catt, pas rétabli à temps cependant pour jouer ce match, se ruaient à l'assaut et l'essai se refusait à eux, d'un cheveu, à plusieurs reprises. Toulouse pouvait savourer son triomphe mais surtout penser à se ressourcer un mois avant une finale (24 mai) à Cardiff qui ne sera pas non plus une partie de plaisir.

Dimanche : Le Munster et ses grognards gagnent la guerre

Comme la veille dans l'autre demi-finale, c'est l'équipe la plus expérimentée qui a tiré son épingle du jeu. Comme Toulouse, le Munster s'est imposé à l'extérieur et a gagné le droit de disputer la quatrième finale de son histoire. Sur la pelouse de la Ricoh Arena de Coventry, les Irlandais, soutenus par leur formidable armada de supporters, la "Red Army", ont souvent été malmenés par des Saracens qui avaient pris le meilleur départ (7-0). Mais avec des joueurs de la trempe de Ronan O'Gara ou Paul O'Connell, le Munster a su remonter son handicap en inscrivant ensuite deux essais (O'Gara et Quinlan) et conserver son avantage (18-16) jusqu'au bout. Les Anglais, privés de deux de leurs éléments clés, Chris Jack et Andy Farrell, ont presque réussi en fin de match à renverser la vapeur mais une trop grande nervosité (deux cartons jaunes quasi consécutifs) les a finalement perdus. Le 24 mai, la finale mettra aux prises les deux équipes ayant joué le plus grand nombre de matches en Coupe d'Europe. Toulouse en a disputé quatre-vingt-treize et le Munster un de moins.
  Le compte-rendu du match


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