Avec le forfait d'Antoine Burban, Julien Bonnaire fait son retour en équipe de France. Le Clermontois savoure cette sélection et revient sur son forfait pour la tournée d'été.
«Julien Bonnaire, vous venez d'être rappelé en équipe de France, est-ce une satisfaction ? Oui évidemment, c'est toujours une bonne nouvelle, et comme on dit le malheur des uns fait le bonheur des autres. J'étais déçu de ne pas avoir été retenu dans le groupe au départ, mais je m'étais fait une raison. Et puis la vérité est sur le terrain, il faut prouver que l'on mérite sa place. Mais j'ai une pensée pour Antoine Burban, car je profite de sa blessure et je vous assure que ce n'est pas moi qui ai marché sur sa main, je ne ferais jamais ce genre de chose, mais ce sont les aléas du sport de haut niveau et je suis très heureux aujourd'hui.
Pensez-vous que votre non sélection était dû à votre forfait pour la tournée d'été ? Peut-être, je ne sais pas, en tout cas moi je n'ai rien à me reprocher, j'ai ma conscience pour moi, et je ne me suis pas fais opérer d'une pubalgie par plaisir, il fallait que je le fasse et je ne regrette pas d'avoir décliné la sélection à l'époque, j'avais besoin de cette intervention chirurgicale et ça va beaucoup mieux aujourd'hui. Il faut savoir écouter son corps et je ne comprends pas qu'on puisse douter de ma sincérité. Le chirurgien m'avait annoncé un mois et demi avant de pouvoir rejouer, il a fallu retrouver le rythme, mais ça va de mieux en mieux, et j'espère que ça va continuer comme ça.
Avant de rejoindre l'équipe de France, vous allez jouer à Castres jeudi, en faisant attention de ne pas vous blesser ? Non, car le risque dans ces cas là, c'est justement de se blesser, il ne faut surtout pas se poser de question, et se livrer à fond, l'équipe de France j'y penserai après, mais pour le moment on ne pense qu'au match à Castres. Ce sera difficile car les Castrais sont plutôt biens, ce sera un très gros combat pour nous les avants car ils sont très costauds. Et puis ensuite on pensera aux Springboks qui sont pas mal non plus !» (AFP)