MSN Sports Rugby - Revoilà le Racing
Accueil | Rugby | brève

04/11/2009 | à 09:30| Rugby - Top 14

Revoilà le Racing

Après sa victoire contre Toulouse, le Racing-Métro 92 retrouve des couleurs et confirme qu'il faudra compter avec lui. A un petit point de la sixième place occupée par son prochain adversaire Biarritz, les Ciel et Blanc sont sur une bonne dynamique. Le BO doit-il s'inquiéter ?

«Quand je m'engage dans une compétition, ce n'est pas pour faire de la figuration, sinon ce n'est pas la peine de démarrer». Il y a un mois de cela, cette déclaration du président du Racing, Jacky Lorenzetti, aurait sûrement fait sourire. Son club venait d'enchaîner quatre défaites et pointait à une peu flatteuse treizième place. Pour beaucoup, il n'était alors pas question de figuration mais de survie. Nous étions alors au terme de la septième journée et le Racing n'avait joué que deux fois dans son fief de Colombes et les cases Clermont et Perpignan avaient déjà étaient cochées sur le calendrier. Finalement, on pouvait se dire que le plus dur était passé. «Sans être flamboyants, on était solides. On savait qu'à un moment ça finirait par passer», confie Lorenzetti quand on lui évoque cette douloureuse période. Ne restait alors plus qu'à rebondir.

Profitant de deux matches de rang à la maison, le Racing mettait son jeu en place et continuait l'intégration de ses talents. Deux victoires face à des concurrents directs pour le maintien (Montpellier et Montauban) lançaient la machine sans véritablement convaincre. Des victoires certes, mais tellement difficiles à se dessiner. «On a senti une montée en puissance mais on ne l'avait pas montrée sur le terrain. On a produit ça aujourd'hui», confirme Simon Mannix, entraîneur des trois-quarts. Son président appuie dans ce sens. «Il a fallu que l'osmose se fasse entre les jeunes et les joueurs chevronnés». Face à Toulouse, samedi dernier (victoire 27-20), tout le monde était sur la même longueur d'onde.

De fait, les Racingmen n'avaient jamais réellement enthousiasmé par leur jeu, plus efficace que spectaculaire. Longtemps les matches s'étaient joués devant, ou sur des coups isolés (les six drops de Fabien Fortassin). Bref, le Racing jouait encore un peu trop comme en Pro D2. Pierre Berbizier regrettait d'ailleurs en début de saison certains retards au soutien «impardonnables en Top 14». Face aux Rouge et Noir, rien de cela. Si les avants ont confirmé leur bon état de forme, les trois-quarts se sont mis au diapason. Et quand les deux jouent de concert, il n'y a pas grand risque à affirmer que le Racing n'est pas qu'un amalgame de joueurs mercenaires mais bel et bien une équipe de rugby. Pour autant, personne ne veut se voir plus beau qu'il n'est. Patron de l'équipe depuis quelques rencontres, Jonathan Wisniewski glisse que «nos ambitions restent les mêmes, c'est à dire accrocher le maintien le plus vite possible. Mais les victoires comme celle contre Toulouse forgent un capital confiance important et nous permettent de nous libérer pour les matches suivants. Ça va nous permettre d'aller à Biarritz avec de l'ambition mais sans pression». Avec deux défaites de rang au compteur, les Biarrots seraient bien avisés de ne pas prendre le promu à la légère. La dynamique à changé de camp. - Bertrand LAGACHERIE

Voter pour cet article: Mauvais Excellent

Publicité
< 1 2 3 4 5 >