01/11/2009 | à 16:43| Rugby - Consultant«Brock James pose problème»![]() A l'issue de la 11e journée du Top 14, Alain Penaud revient sur la fébrilité de Clermont en seconde période face au Stade Français. Pour notre consultant, Brock James n'est peut-être pas étranger aux hésitations de l'ASM. «Dans un match sous pression, Clermont a une nouvelle fois démontré les mêmes symptômes face à Paris (19-19). On a vu des Auvergnats faire une première période fracassante où ils ne lâchent pas le ballon, produisent du jeu, font du volume, mettent une énorme pression sur l'adversaire, franchissent, proposent, etc... le seul bémol malgré tout, c'est ce petit manque d'efficacité. L'ASM a souvent cette capacité à bien rentrer dans les rencontres, exception faire contre Perpignan, et dès que la formation de Vern Cotter a pris le score, on retombe dans les mêmes travers, les travers des trois finales perdues. On est dans les gestion, on ne veut plus imposer les choses, et l'on commence à rendre les ballons au pied. Ça peut marcher de temps en temps face à une équipe qui ne sait pas utiliser ces ballons mais là, ils sont tombés sur des Parisiens qui ont le mérite de ne jamais rien lâcher. Aurélien Rougerie l'a avoué, ils se sont laissés endormir. On ne sent pas vraiment de patron dans les moments chauds pour mobiliser tout le monde. C'est sans doute là que se situe leur point faible. Il a fallu attendre les cinq dernières minutes pour que les Clermontois commencent à reporter le ballon. Le contenu est en place mais à la seule condition qu'ils se lâchent. Et là, l'ASM est redoutable. Aujourd'hui, il ne sont toujours pas capable de le faire. J'ai toujours pensé que c'était lié à Brock James qui peut aussi bien passer quarante minutes à jouer à la main, puis quarante minutes à jouer au pied. Il y a quelque chose là-dedans de problématique. Est-ce une consigne, une volonté globale de l'équipe qui met la pression sur son ouvreur ou est-ce que c'est l'Australien qui se dit "maintenant on va gérer le score" ? N'oublions pas que Brock James est passé à trois reprises à côté de ses finales, notamment dans sa conduite de jeu. On peut se poser des questions... Avec Pierre Mignoni, il semblait un peu mangé par la personnalité de Pierre. Avec Morgan Parra, qui manque d'expérience et de confiance, c'est plus confus. Il y a souvent un jeu d'influence qui peut se créer entre le 9 et le 10 qui n'ont pas forcément les mêmes idées sur la stratégie du moment. Il peut y avoir une lutte d'influence.» Voter pour cet article:
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