06/08/2008 | 11:30| JO - FRALes échos de mercredi![]() Comment vit-on les Jeux Olympiques de l'extérieur lorsqu'on en a vécu quatre en tant qu'athlète ? Quelles sont les petites bizarreries du village olympique ? A Hongkong, est-ce vraiment les Jeux ? Qu'y a-t-il de particulier pour Lucie Décosse ce mercredi ? Réponses dans les échos. Manaudou et Bernard très contrôlés En deux jours, Laure Manaudou et Alain Bernard sont passés à deux reprises au contrôle antidopage en Chine, à Dilian lors de leur stage et à Pékin à leur arrivée. Si le recordman du 100 m ne se plaint pas d'être contrôlé, il aimerait que les choses se fassent un peu plus rapidement. «Cela a été assez lamentable parce que cela a duré 1h40' alors qu'on n'était que trois au contrôle, déplore l'Antibois. On a du mal à imaginer comment cela va être en compétition.» Et son entraîneur Denis Auguin explique même que son élève a été piqué à trois reprises lors de la prise de sang ! Ca marche pour le tennis La petite délégation française s'est mise bien vite à l'heure de Pékin. Décidés à rejoindre à pied le site olympique de tennis, Gaël Monfils, Paul-Henri Mathieu, Alizé Cornet, Virginie Razzano, Pauline Parmentier, Tatiana Golovin et les entraîneurs sont partis du village olympique en pensant atteindre leur destination en 20 minutes. De détours, en contrôle de sécurité, ils ont mis 1h30 pour atteindre le site et finir dans une voiturette de golf pour retrouver le court. Un bon échauffement... Et il en manque cinq... Si cela marche pour certains au tennis, d'autres ne courent pas vraiment au Club France. Pour la première fois en deux jours, une délégation ne s'est pas présentée au complet au point presse. Arrivés mercredi matin à Pékin, Gilles Simon, Michaël Llodra et Arnaud Clément sont restés se reposer et Pauline Parmentier et Tatiana Golovin sont restées s'entraîner. Juste après la présence des 33 nageurs de la délégation française de la natation, l'absence des joueurs de tennis n'est pas passée inaperçue... Un métro très sportif ! Impossible d'éviter les Jeux Olympiques à Pékin ! Même dans le métro, les Chinois peuvent admirer sur des écrans de télévision du sport. Ce matin sur la ligne 2, le tennis était disséqué sous le mode explicatif avec dans les rôles des "figurants" la finale olympique de Sydney entre Kafelnikov et Haas. Pour connaître la circonférence du balle de tennis, il faut donc prendre le métro ! Un Franck Esposito « heureux » Pendant que les 33 nageurs de l'équipe de France étaient sous les feux des (nombreux) projecteurs du Club France pour la traditionnelle conférence de presse d'avant compétition, un autre champion français, Franck Esposito était tapi dans l'ombre, tout sourire. Retraité des bassins depuis 2005, après notamment quatre JO disputés, et une médaille de bronze olympique à Barcelone (1992), l'ancien spécialiste du papillon (100 m et 200 m), désormais entraîneur à Antibes et consultant pour la radio et la télévision à Pékin, savourait le spectacle sans le moindre pincement au coeur. « Cela me fait plaisir d'être de l'autre côté, de les voir heureux et décontractés. Je suis détaché de l'événement. Ca ne me titille plus du tout d'aller nager dans le bassin olympique. Tout cela est fini, et bien fini. » Des cigales au village olympique ! Le village olympique a-t-il pris des faux airs de Provence ? Non. Pourtant, il est possible d'y entendre des cigales dans la journée, à intervalles réguliers. « Ce sont des fausses » a expliqué la nageuse Malia Metella. La première fois qu'on a entendu ça, on s'est dit " non, c'est pas vrai, ça ne peut pas être des cigales, c'est beaucoup trop fort ! " Ils nous envoient ça par haut-parleurs, il paraît que c'est pour faire fuir les oiseaux. » Mais y a-t-il beaucoup d'oiseaux ? Réponse : « Non, bizarrement il y en a très peu, avec ou sans cigales... ». (Rires) Hongkong pas (encore) dans l'ambiance Hongkong, qui accueille à partir de samedi les épreuves d'équitation semble bien loin de la ferveur olympique. Les autorités locales ont eu beau tout faire pour tenter de donner à l'événement une dimension olympique, on se sent bien loin ici des « vrais » Jeux. Certes, quelques panneaux dans les rues, des anneaux taille XXL accrochés sur le Musée d'Art Moderne en bordure de cette baie de Hongkong à la vue incroyable, ou encore quelques animations pour les enfants ici et là rappellent la dimension de l'événement. Mais la fièvre olympique n'a pas encore parcouru les 2000 kilomètres qui séparent la capitale de la Chine et cette ancienne colonie britannique, officiellement chinoise à 100% depuis 1997 mais qui dispose a priori jusqu'en 2047 d'un statut très « autonome » (« un pays, deux systèmes ») avec notamment sa propre monnaie, des systèmes légal et politique différents ou encore ses équipes sportives nationales. Pourtant friands des courses hippiques qui drainent chaque hiver les meilleurs jockeys de la planète attirés par les masses d'argent colossales mises en jeu, les sept millions d'habitants restent encore très hermétiques aux disciplines équestres. Pour les sensibiliser, d'importantes campagnes de communication ont pourtant été menées depuis des mois, y compris dans les écoles ou des cd-roms ont été distribués en masse pour expliquer aux enfants les subtilités des trois épreuves olympiques. Un typhon font font Kammuri, une tempête tropicale ayant porté le niveau d'alerte à 8 (le niveau maximum est de 10) s'est invitée mercredi à Hongkong. Des pluies ininterrompues, des rafales de vent à plus de 150km/h ont ainsi perturbé la journée des équipes d'équitation. Les sorties des chevaux habituellement programmées tôt le matin (entre 7 et 9 heures) à des heures où la chaleur est moindre ont ainsi été annulées. Phénomène météorologique classique à cette période de l'année, la présence de typhons a été prévue par les organisateurs qui se sont réservé quelques dates de rattrapage si des petites soeurs de Kammuri devaient se signaler dans les jours à venir et entraîner le report de certaines épreuves. Le dressage du concours complet est toujours programmé samedi à 6h30 locale. Un gâteau pour Décosse ? La délégation tricolore du judo est arrivée peu avant 17h au Club France... avant d'en repartir une heure plus tard sur une improvisation -en choeur-de "Joyeux anniversaire". Le 6 août est un jour spécial pour Lucie Décosse, puisque la championne du monde et triple championne d'Europe (- 63 kg) souffle ses 27 bougies. Septième lors de sa première participation aux JO, à Athènes (2004), la Française se présentera comme une favorites de sa catégorie le 12 août prochain. O.P, S.D, P.B, à Pékin, P.G.-B. à Hongkong. Voter pour cette article:
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