
| Après une parenthèse de quelques années, Cécile Nowak est revenue dans le milieu du judo. (L'Eq.) |
Judo - Que sont-ils devenus ? CECILE NOWAK
« DANS MA TÊTE, JE COMMENCE À COMPTER : CINQ, QUATRE, TROIS, DEUX, UN... »
Jusqu'aux Jeux de Pékin, notre site revient vers d'anciens champions olympiques français. Ceux-ci s'expriment sur leurs carrières, leurs victoires, leurs émotions et leurs reconversions. Pour le septième volet, retrouvez Cécile Nowak (41 ans) championne olympique de judo à Barcelone en 1992.
« Cécile Nowak, que devenez-vous ?
Je suis actuellement responsable du Pole espoir de judo à Tourcoing. J'occupe cette fonction depuis 2004. Cela m'a permis de revenir dans ma région d'origine. Les judokas avec qui nous travaillons sont une quarantaine. Ce sont des cadets et des juniors qui évoluent au niveau national.
« Une alerte avant Barcelone »
Rappelez-nous comment votre carrière s'est arrêtée...
Il faut remonter à 1993 juste après les Championnats du monde à Hamilton. Cette année-là, j'avais changé de catégorie et était montée chez les moins de 52 kilos. Je voulais m'imposer un nouveau défi et ça n'a pas trop mal réussi (NDLR : dans cette catégorie, Cécile Nowak a été championne de France, victorieuse du Tournoi de Paris, vice-championne d'Europe et troisième aux Mondiaux). Ensuite c'est devenu difficile de continuer. J'ai eu envie de voir autre chose. J'ai fondé une famille et fait le deuil de ma carrière. Je n'ai repris une activité professionnelle qu'en 1997.
Qu'avez-vous fait dès lors ?
En fait, quand on est athlète, on est surtout centré sur soi-même. Donc j'ai voulu me tourner vers les autres. A l'époque, j'habitais Pontault-Combault. En 1995, le maire (NDLR : Jacques Heuclin, PS) m'a proposé d'intégrer son équipe et j'ai été maire-adjoint chargée de la communication pendant deux mandats. Puis j'ai eu envie de revenir dans le milieu du judo. J'ai été successivement entraîneur au Pole France de Brétigny-sur-Orge en 1997, en équipe de France junior en 2000 et en équipe de France senior en 2001.
Avec quels judokas avez-vous surtout collaboré ?
En fait, je m'étais déjà occupé de Séverine Vandenhende avant les Jeux de Sydney en 2000 parce qu'elle avait connu un passage à vide. J'ai ensuite suivi Frédérique Jossinet et Anne-Sophie Mondière. Mais je ne les ai pas accompagnées aux Jeux d'Athènes parce j'avais quitté mes fonctions un peu avant. Je n'étais pas d'accord avec le fonctionnement de l'équipe de France. Du coup, je n'ai jamais été aux Jeux en tant qu'entraîneur et c'est un peu un regret. (*)
Mais vous avez vécu les Jeux comme judoka ! Championne olympique en 1992. Comment s'est passée cette journée ?
Pour raconter ma victoire, il faut d'abord commencer par les Championnats d'Europe la même année à Paris. Durant cette compétition, j'ai connu une alerte. Juste avant, j'avais fait un sale régime. J'ai quand même gagné le titre mais sur une décision litigieuse et je pense qu'elle m'a été accordée parce que j'ai toujours été une athlète appréciée par les arbitres. Mais je me suis dit que j'avais déconné (sic).
(*) Depuis cet entretien, Cécile Nowak intervient aussi ponctuellement dans la préparation de Frédérique Jossinet en vue des Jeux Olympiques de Pékin. Mais elle ne devrait pas se rendre en Chine.