Haltérophilie - Visite du site avec LIONEL GONDRAN« ETONNÉ PAR LA RIGUEUR DE L'ORGANISATION CHINOISE »Lionel Gondran, le Directeur technique national, a déjà eu l'occasion de se rendre en Chine pour visiter le complexe sportif où se déroulera la compétition d'haltérophilie. Il nous confie ses premières impressions. «La salle où se déroulera la compétition d'haltérophilie est super grande. Rien que dans la pièce d'échauffement on trouve seize plateaux. Je n'avais encore jamais vu ça. D'habitude, il y en a dix à douze pour douze athlètes. Durant notre séjour, on en a profité pour faire corriger quelques détails. Par exemple, nous avons constaté qu'il manquait un chronomètre dans le couloir qui mène à la salle de compétition. Dès qu'un haltérophile est appelé, le chrono se déclenche. Or Vencelas Dabaya aime bien attendre dans ce couloir intermédiaire avant d'entrer en lice. Donc c'est important pour nous qu'il y ait un chronomètre. «On a un mauvais souvenir du matériel utilisé à Athènes»Autre remarque : Vencelas a besoin d'une chaise pour s'asseoir dans ce couloir pour patienter. Donc on aimerait qu'il y en ait une. Nous avons aussi constaté que certains plateaux étaient tout neufs. Avec du vernis ou de la résine sur le sol, ce qui ne convient pas. On a donc demandé à ce que quelque chose soit mis dessus. Enfin, nous avons décidé de faire venir en France trois barres utilisées dans le concours masculin et trois autres utilisées dans le concours féminin. C'est du matériel chinois qui va servir pendant les Jeux. Ce n'est pas un mauvais matériel mais c'est une marque qu'on ne trouve pas chez nous et on veut l'essayer. On a un mauvais souvenir de celui utilisé à Athènes. Nos athlètes s'y étaient arrachés les mains. Nous sommes restés quatre jours à Pékin. C'était dans le courant du mois de janvier. Avant de partir, on m'avait dit que tout serait écrit en chinois. C'est faux. C'était aussi indiqué en anglais. J'ai été étonné par la rigueur de l'organisation chinoise. Il y a douze personnes pour un même poste ! Avant les Jeux, l'équipe de France d'haltérophilie fera un stage à 120 kilomètres de Pékin pour s'adapter au climat et au décalage horaire. On a donc fait un deuxième voyage à la fin du mois du mai. L'intérêt était de tester les transports et la cuisine. On est arrivé à Pékin où deux personnes détachées par le CNOSF nous attendait. Puis nous nous sommes rendus sur le lieu de notre stage en train. Et on a décidé qu'on oublierait...le trajet en train ! Dans chaque gare, il y a environ cent milles personnes. Pour nous, avec tout notre matériel et le vol qu'on aura effectué, ce sera trop fatigant. On louera un bus qui viendra directement nous chercher à l'aéroport. Sinon, au niveau de la cuisine, on a été satisfait. A notre hôtel, on a mangé ''à l'Occidentale''. Il y avait des steaks grillés, des cotes d'agneau, des frites... En revanche, le service était trop long et on va demander s'il n'est pas possible d'avoir plutôt un buffet. Notre salle d'entraînement et notre hôtel sont très bien également. Les chambres sont super, les lits font deux mètres sur deux et il y a les chaînes européennes à la télé. On a même repéré, pas loin, un supermarché avec une enseigne française et des aliments de chez nous. Et le cuisinier de l'hôtel est d'accord pour nous les préparer. » |
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