MSN sports Aussi - JEUX OLYMPIQUES D'ETE - Pékin 2008 - HAND HOMMES - 1/4 DE FINALE
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Les Bleus ont réussi là où les Françaises avaient échoué mardi. (L'Equipe)

Pékin 2008 - HAND HOMMES - 1/4 DE FINALE

UNE DEMIE, DOUZE ANS APRÈS

L'équipe de France s'est qualifiée pour les demi-finales après sa nette victoire face la Russie (27-24), mercredi à Pékin. Les Bleus ont notamment pu s'appuyer sur l'efficacité de Daniel Narcisse et Luc Abalo au tir pour atteindre le dernier carré des JO, douze ans après Atlanta. Place maintenant à la Croatie, tenante du titre, qui a battu le Danemark (26-24).


«On est en demi-finale des JO, c'est terrible», s'enthousiasme Nikola Karabatic après son quart de finale victorieux face à la Russie (27-24), mercredi. Douze ans que cela n'était pas arrivé ! Certes, après le bronze des "Barjots" en 1992 à Barcelone, la bande de Jackson Richardson avait de nouveau atteint le dernier carré à Atlanta (1996). Depuis, pas moyen. Quatrièmes aux Etats-Unis, les Bleus avaient ensuite été sortis dès les quarts de finale à Sydney (2000), puis à Athènes (2004)... face aux Russes. Mercredi, sous les yeux de Jérôme Fernandez, transformé en 15e homme après sa blessure à une main, et du nageur Amaury Leveaux improvisé chef de choeur du clan français dans les tribunes, les hommes de Claude Onesta ont pris leur revanche sur les joueurs de l'Est, confirmé leur bonne forme depuis le début du tournoi, et obtenu ce fameux sésame pour les demies. Avec la manière.

Narcisse et Abalo en costauds

Jamais de toute la partie les partenaires de Thierry Omeyer, à l'aise dans son but (11/33), n'ont été en danger. Progressivement, patiemment, ils ont creusé l'écart dès les première mi-temps (13-10) pour ne jamais être rejoints. S'appuyant sur leur solide défense, puis leur efficacité sur contre-attaques comme en attaques placées, les médaillés de bronze européens ont notamment pu compter sur l'arme Daniel Narcisse au tir (9/13), doublé par un excellent Luc Abalo sur son aile droite (7/9), et d'un Olivier Girault (4/5) en pleine confiance, n'hésitant pas à ouvrir son compteur but par une jolie roucoulette. Le duo de meilleurs buteurs tricolores a notamment offert un +5 dès l'entame de la deuxième période (15-10). Et le Réunionnais, champion du monde en 2001, s'est chargé par deux fois de remettre les pendules à l'heure après quelques minutes creuses et quatre buts d'affilée encaissés (22-21, puis 24-21). Il concluait d'un superbe "kung-fu" la domination tricolore dans la toute dernière minute. «J'ai eu de la réussite aujourd'hui, les mecs ont beaucoup donné pour qu'on y arrive. J'ai essayé de prendre mes responsabilités et cela a marché», a confié le Chambérien, qui avait fait partie des déçus du quart de finale perdu à Athènes il y a quatre ans.

«En Grèce, on était sortis des poules avec cinq victoires et puis patatra, la catastrophe est arrivée. Aujourd'hui, on a passé ce cap, mais à chaque jour suffit sa peine. Vendredi, ce sera un tout autre match et il faudra déjà oublier ce qui s'est passé aujourd'hui», a (déjà) tempéré le capitaine Olivier Girault. Une méfiance que partage également Claude Onesta. «Quand on s'est réuni à la fin du match, ajoute Girault, on s'est rappelé qu'on n'avait rien autour du cou pour l'instant à part une accréditation. Le plus dur reste à venir. On a peut-être l'impression qu'il ne peut rien lui arriver à cette équipe de France, mais il lui arrive toujours quelque chose». Vendredi, il pourrait bien lui arriver d'entrer l'histoire de son sport en offrant au handball français sa toute première finale olympique. Pour la suite, il faudra encore patienter.


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