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Le nageur Alain Bernard détient le record du monde du 100 m nage libre. (L'Equipe)

Equipe de France

LES CHANCES FRANÇAISES

L'équipe de France olympique débarque à Pékin avec l'objectif de faire mieux que les onze titres et les 33 médailles conquises à Athènes. Retrouvez les principales chances de médailles françaises, entre champions olympiques en reconquête (Manaudou, Absalon, Estanguet) et stars émergentes prêts à connaître la consécration (Alain Bernard, Teddy Riner,...)


Alain Bernard (natation, 50 et 100m nage libre) : Après la déflagration d'Eindhoven (trois records du monde sur 50 et 100m nage libre), en mars, l'Antibois a depuis assuré l'essentiel en décrochant sa qualification lors des Championnats de France de Dunkerque. Le sprinteur s'est ensuite concentré sur sa préparation pour les Jeux, quitte à concéder des défaites comme à Rome contre Filippo Magnini. Pour ses premiers Jeux Olympiques, son autre adversaire le plus redoutable sera probablement l'Australien Eamon Sullivan sur 50 m : «Le plus important sera que je prenne beaucoup de plaisir et que je ne fasse pas beaucoup d'erreurs. Si je fais ça, je sais que je ne serai pas loin du compte.» Avant de se jeter dans le bain en individuel, il pourra prendre ses marques avec le redoutable relais 4 x 100 m NL.
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Nicolas Touzaint (équitation, concours complet) : Les voyants sont au vert pour le champion d'Europe, champion de France fin avril à Pompadour, et surtout vainqueur de la prestigieuse épreuve de Badminton, un exploit inédit pour un Français. L'Angevin est en forme et peut aligner plusieurs chevaux de haut niveau même si sa chute à Aix-la-Chapelle fin juin lui a offert une belle frayeur. «Ça va me réveiller», a-t-il commenté sobrement. Champion olympique par équipes à Athènes, il fait partie des grands favoris pour les JO, dont les épreuves auront lieu à Hong-Kong.
  Toute sa saison

Teddy Riner (judo, poids lourds) : Le champion du monde a mené sa préparation loin des feux des projecteurs. Pour éviter de se disperser, il a ainsi renoncé à défendre son titre européen pour optimiser sa montée en puissance jusqu'à Pékin, avec au passage quelques tests probants face à ses adversaires directs. Il craignait le champion du monde toutes catégories Yasuyuki Muneta qui l'avait notamment battu à Hambourg. Le Japonais n'a finalement pas été retenu, dominé par Satoshi Ishii lors des sélections nationales. Plus champion du monde de l'histoire (18 ans), Riner allie un physique colossal (2,03 m, 127 kg) et une vitesse rare dans sa catégorie. Il constitue l'une des meilleures chances de titre pour le judo français à Pékin.
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Equipes de France de handball : Absents des podiums olympiques depuis 1992 et privés des demi-finales à Sydney et Athènes, l'équipe masculine a les atouts pour viser une médaille, voire le titre. Aussi technique que physique, l'équipe de Claude Onesta arrive à maturité à l'image de Nikola Karabatic, cité comme le meilleur joueur du monde. Désormais abonnés au dernier carré des grandes compétitions (4e aux Mondiaux 2007, 3e à l'Euro 2008). Les femmes ont également bien géré leur TQO (nul contre la Corée du Sud, deux victoires) mais sont moins expérimentées et ne comptent qu'un podium depuis le titre mondial de 2003 (médaille de bronze lors de l'Euro 2006).

Laura Flessel (escrime, épée) : Après avoir brillamment validé son billet pour Pékin, la Guadeloupéenne a manqué le podium lors des épreuves de Coupe du monde de Montréal (9e) et La Havane (9e). Après avoir échoué en huitièmes de finale aux championnats d'Europe, la "Guêpe" n'a pas été trop affectée : «Il ne faut pas se tromper de combat. Je reste concentrée et je travaille. Je n'ai aucun problème de santé, le mental est là.» Double championne olympique à Atlanta (1996), puis médaillée de bronze à Sydney et à Athènes (individuelle et par équipes), l'escrimeuse de 36 ans visera en Chine une sixième médaille olympique.
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Laure Manaudou (natation, 400m et dos) : Changements d'entraîneur et changements de distances ont ponctué les douze derniers mois de la double championne du monde en titre. Sous la houlette de Lionel Horter, la Mulhousienne a tenté d'oublier les aléas extra-sportifs et les larmes des derniers championnats de France pour se remobiliser. Oublié le 200 m nage libre, dont elle détient pourtant le record du monde : si elle défendra évidemment son titre olympique sur 400 m nage libre, elle s'est convertie ces derniers mois en dossiste (100 m et 200 m) aux performances prometteuses. Accomplies en mode entraînements, ses dernières sorties ont montré l'étendue du travail à accomplir jusqu'à Pékin où elle ne sera plus forcément la favorite.
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Tony Estanguet (canoë-kayak, C1) : Après une petite baisse de moral au mois de mai, suite à sa quatrième place réalisée lors des courses internationales de Liptovsky Mikulas, tout va de nouveau pour le mieux pour le Palois. Vainqueur des Pré-Mondiaux au Seu d'Orgueil en Espagne, le porte-drapeau de la délégation française, qui tentera de devenir le premier Français à réussir la passe de trois dans une même discipline aux JO, a retrouvé la sourire et ne cache plus son impatience. «Ça y est, nous y sommes. Après une quinzaine de jours en Chine, vendredi j'aurai la chance d'entrer sur la piste du Stade national de Pékin et de porter le drapeau français. Quelle fierté d'être là parmi tous ces champions ! Je vais savourer chaque seconde. Je sais aussi qu'à partir de ce moment, j'entrerai de plein pied dans la compétition. Je devrai trouver la sérénité et la concentration pour aborder les qualifications dans de bonnes dispositions et d'atteindre l'objectif que je me suis fixé».
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Julien Absalon (cyclisme, VTT) : Ses deux échecs aux Championnats d'Europe (15e) et aux Championnats du monde (abandon) sont oubliés. Le Vosgien s'est remis en selle et arrive à Pékin regonflé à bloc. En atteste sa victoire en Coupe du monde à Montréal, le 3 août. Un succès obtenu sous la pluie, dans des conditions que le quadruple champion du monde affectionne tout particulièrement. «J'étais content de me lever le matin et de voir la pluie. Ce sont des conditions que je connais puisque j'habite dans le Nord de la France et que je m'entraîne souvent sous la pluie.» Reste à espérer pour lui que le mauvais temps sera de la partie à Pékin.
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Ladji Doucouré (athlétisme, 110m haies) : Après un début de saison tronqué à cause d'une blessure au genou fin janvier en salle, le champion du monde 2005 s'est peu à peu remis dans le rythme. Le hurdler a couru 13"52 au meeting de Reims le 8 juillet, 13"51 à Rome le 11 juillet, 13"37 à Paris le 18 juillet, pour finir sa préparation olympiques avec un chrono de 13"28 lors des Championnats de France d'Albi. Un temps certes loin des meilleurs mondiaux, notamment Dayron Robles, détenteur du record du monde en 12"87, mais qui peut laisser des espoirs de médaille à Doucouré. «Je tiens six haies, il m'en reste quatre à travailler. Et je dois faire du travail de pied. C'est peut-être ce qui me manque le plus pour que je puisse aller titiller les meilleurs», déclarait le Français après son chrono albigeois. Il faut espérer qu'en deux semaines, il ait eu le temps de rattraper une partie du temps perdu.
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Christine Arron (athlétisme, 100 m) : Finalement, Arron ne doublera pas à Pékin et se contentera du 100 m. Elle qui n'a jamais eu de réussite en individuel aux Jeux pourra donc pleinement se consacrer à cette discipline. Néanmoins, pour espérer obtenir une médaille, la Guadeloupéenne devra faire mieux que ses derniers chronos. Avec 11"47 lors de sa rentrée à Villeneuve-d'Ascq fin juin suite à une contracture aux adducteurs, puis 11"34 à Strasbourg et Tanger, 11"21 aux Championnats de France à Albi et enfin 11"24 pour sa dernière sortie, à Monaco le 29 juillet, la championne d'Europe 1998 est encore loin des meilleures.
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Yohan Diniz (athlètisme, 50 km marche) : C'est peut-être lui la meilleure chance de médaille en athlétisme. Champion d'Europe en 2006 et vice-champion du monde en 2007, le Champenois arrive à Pékin avec l'expérience des grands rendez-vous. Lors d'une de ses seules sorties de l'année, à Sotteville-lès-Rouen mi-juin, le marcheur a réussi le deuxième meilleur chrono de sa carrière sur... 5000 m (18'42"68). Pas forcément marquant puisqu'il devra courir une distance dix fois plus longue, mais assez encourageant pour le mettre en confiance. Certes, sa préparation a été perturbée par un virus fin avril-début mai, mais son principal adversaire, l'Australien Nathan Deakes, champion du monde en titre, a déclaré forfait à cause d'une blessure aux adducteurs. La route vers l'or est donc presque grande ouverte...


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