02/11/2009 | à 16:30| F1 - 2009Les stigmates d'une transition![]() Nouveau règlement, chamboulement de la hiérarchie... A bien des égards, 2009 fait figure de transition : les petits ont obtenu leur salut, les cadors sont passés par le purgatoire et de nombreux pilotes vont se convertir à la religion d'une nouvelle écurie. La prophétie s'est révélée exacte. La redistribution des cartes annoncée, avec les nouvelles règles sur l'aérodynamisme, l'introduction du KERS ou encore la suprématie des pneus slicks, a eu lieu très vite. Au bout de trois courses, les ogres Ferrari (0 point) et McLaren (8 points) se sont retrouvés à des années-lumière de Brawn GP (ex-Honda) et de Red Bull, 10e et 7e de l'exercice 2008 ! Si les jeunes écuries britannique et autrichienne ont confirmé leur coup d'état tout au long de la saison, ce n'est qu'à grand-peine, et à coup de millions d'euros, que leurs grandes soeurs ont évité de boire le calice jusqu'à la lie. Dans leur sillage, Renault (4e en 2008) et BMW (3e en 2008) ont achevé leur chemin de croix aux 8e et 6e rangs. Certes, la géniale trouvaille du double diffuseur a joué un rôle prépondérant dans le divin départ des Brawn GP mais c'est aussi l'équilibre des attelages Button-Barrichello, Vettel-Webber qui s'est avéré décisif. Brawn GP a inscrit des points à chaque Grand Prix, les Red Bull ont occupé seize podiums et, au final, leurs quatre pilotes ont fini au sommet. Dans les écuries déçues, seules les «stars» du tandem ont surnagé, avantagées par leur talent mais aussi par les stratégies et les développements. Cela a été flagrant chez Williams et Renault où seuls Rosberg et Alonso ont marqué des points. Avec 22 unités, Kovalainen n'a que peu aidé Hamilton à renflouer McLaren tandis que Räikkönen a tenu la baraque de la Scuderia presque à lui seul depuis l'accident de Massa (22 points aussi mais en 9 GP). En cause : l'interdiction des essais en cours de saison qui a empêché les nouveaux venus de s'adapter. D'ailleurs, aucun des nombreux remplaçants, mis à part Kobayashi, n'a inscrit le moindre point : Alguersuari, Liuzzi, Grosjean, Badoer et Fisichella n'ont jamais intégré un Top 8. Au moins cet exercice aura-t-il permis de lancer dans le grand bain des débutants qui partiront mieux armés en 2010. Là aussi, il faut voir dans cette injection de sang neuf la marque du passage à une nouvelle ère, d'autant qu'il y a du mouvement chez les pilotes en place : chez Renault, Kubica va succéder à Alonso qui a éjecté Räikkönen de chez Ferrari, Barrichello et Hülkenberg sont arrivés chez Williams, Trulli et Glock devraient quitter Toyota tandis que l'on attend le point de chute de Rosberg. Voter pour cet article:
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