08/05/2008 | 15:56| F1 - GP de TurquieFerrari, sinon qui ?![]() Tous rêvent de Turquie. Mais plus que quinconque, les deux pilotes Ferrari Kimi Raikkönen et Felipe Massa (Photo L'Equipe) semblent avoir les armes pour se disputer la victoire, dimanche à Istanbul, d'autant plus qu'ils restent sur deux doublés, à Bahreïn et en Espagne. Pour le Finlandais, ce serait l'occasion d'asseoir un peu plus sa suprématie en tête du classement des pilotes. Pour le Brésilien, vainqueur sur le circuit d'Istanbul Park ces deux dernières années après avoir à chaque fois signé la pole, mais actuel quatrième du Championnat, il s'agirait d'un joli «coup du chapeau». Bien sûr, Lewis Hamilton (McLaren) aura à coeur d'être plus que l'homme en embuscade derrière Raikkönen, qui compte neuf points d'avance sur lui. Mais si le Britannique a remporté la première course, en Australie, il est un peu plus à la peine depuis (5e en Malaisie, 13e à Bahreïn, 3e en Espagne). La confiance n'est assurément pas de son côté, qui plus est sur un tracé qui n'a jamais tellement souri à son équipe. «Nous n'avons jamais vraiment brillé ici par le passé, et nous ne sommes pas l'équipe point de repère pour les autres, a d'ailleurs reconnu le vice-président de sports mécaniques chez Mercedes Norbert Haug. Le but de l'équipe est de marquer le plus de points possibles, mais Ferrari arrive dans la peau du favori sur ce circuit.» Le record de Barrichello Chez BMW-Sauber, l'ambiance n'est guère plus à l'optimisme. «La course de Barcelone a montré que la hiérarchie n'avait pas changé au sommet, estime ainsi Willy Rampf, le directeur technique. Ferrari a toujours l'avantage, tandis que McLaren-Mercedes et BMW Sauber sont pratiquement sur un pied d'égalité.» Raikkönen, qui plus est, reste sur la belle impression laissée lors du Grand Prix d'Espagne, qu'il a dominé de bout en bout. «Barcelone, c'était le week-end parfait pour l'équipe et pour moi-même, a commenté le Finlandais sur le site officiel de Ferrari. Maintenant, nous souhaitons garder le rythme et nous allons maintenir une cadence très élevée.» La concurrence est donc prévenue. Au sein de cette concurrence, même si l'écurie n'évoluait pas au même niveau, il manquera les deux Super Aguri de Takuma Sato et Anthony Davidson. Si l'arrêt de l'équipe japonaise ne semblait pas troubler le paddock, les pilotes regrettaient la situation que devaient vivre leurs collègues. Ce retrait provoque par ailleurs des modifications dans le déroulement de l'heure de qualifications. Elle reste divisée en trois parties, mais dans la première (Q1), cinq voitures au lieu de six resteront sur le carreau. La deuxième partie (Q2) rassemblera donc les 15 meilleures voitures et les cinq plus lentes seront éliminées, contre six en début de saison. Les dix meilleures seront en lice pour la dernière partie (Q3). Au contraire de Sato et Davidson, s'il est un pilote qui sera heureux ce week-end en Turquie, c'est Rubens Barrichello. Le Brésilien de Honda fêtera son 257e Grand Prix, record absolu de participation. Enfin, pour le seul pilote français présent cette saison, Sébastien Bourdais, la soupe est un peu à la grimace. L'arrivée de la nouvelle Toro Rosso a été repousée au Grand Prix de Monaco car l'écurie n'a pas eu le temps de construire assez de pièces de rechange. S'il se montrait déçu, le Tricolore prenait la nouvelle avec fatalisme : «Il y avait deux autos complètes mais pas de pièces de rechange. S'il se passe quoi que ce soit durant les essais, un des pilotes est susceptible de ne même pas prendre le départ dimanche.» (Avec AFP) Voter pour cette article:
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