MSN Sports Formule1 - Fretigné : «C'est dramatique»
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04/01/2008 | 13:03| Dakar 2008

Fretigné : «C'est dramatique»

David Frétigné (Yamaha) ne pouvait pas cacher une immense déception après l'annulation du Dakar 2008, qui venait juste d'être annoncée vendredi en raison des dangers pesant sur les concurrents en cas de traversée de la Mauritanie. Le motard veut désormais «savoir pourquoi on en est arrivé là et qu'on l'a su aussi tard

«David Fretigné, on vous suppose déçu ?

On est très déçu. Evidemment. Ce sont des mois et des mois de travail qui s'en vont en fumée... Des mois de travail sportivement et dans la recherche de partenaires. Pour ma part, je suis un professionnel, donc c'est mon travail, mon métier. C'est une partie de mon travail qui s'en va en fumée sur des choses qu'on ne peut pas maîtriser. C'est dramatique. On ne peut plus rien faire. On empêche les gens de fonctionner pour des raisons qu'on ne peut pas encore connaître. En tant que concurrent, c'est assez dramatique. Il n'y a pas de mots pour l'expliquer.

Qu'allez-vous faire ?

Il faut prendre un peu de recul par rapport à tout ça. Il va falloir aussi qu'on (nous rende) des comptes, qu'on ait un peu plus de précisions. Savoir pourquoi on en est arrivé là et qu'on l'a su aussi tard. Il va falloir qu'on ait tout ça pour argumenter après vis à vis de nos partenaires.

Quelles conséquences cela a-t-il pour vous en terme financiers ?

Ca dépend... Mais, moi dans ma structure, c'est 250 000 euros de budget à mon petit niveau. Donc, je n'imagine même pas les autres. C'est énorme. Comment on va faire? On se pose la question... J'apprends que la course ne part pas, il faut que je réfléchisse aux circonstances et surtout à l'avenir. A l'avenir du rallye et de nos engagements par rapport à nos partenaires. On peut avoir beaucoup plus de difficultés à s'engager sur des épreuves sportives alors que le Dakar était une épreuve magnifique avec beaucoup d'intérêt humain. Il y a quelque chose qui s'en va.

Les sponsors ne vous suivront peut-être plus ?

Bien sûr. Moi le premier... Si j'étais partenaire, on vient me voir, je réponds : "Vous êtes gentils, vous n'allez pas partir." Il va peut-être falloir mettre des nouveaux outils en place. Il faut qu'on ait des arguments concrets pour pouvoir expliquer ce qui s'est passé et surtout parler d'avenir et de sécurité.»

Propos recueillis par Patrick Fort (AFP)


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