Au coeur de la F1LA PART DU RISQUECette saison, Sébastien Bourdais vous fait vivre la F1 de l'intérieur en exclusivité sur L'Equipe.fr et L'Equipe TV. Il revient dans cette chronique sur son Grand Prix d'Espagne, marqué par un abandon rapide après un accident avec Fernando Alonso. «Je ne savais vraiment pas d'où il sortait !», explique le Sarthois. «On manquait clairement de performance»«J'ai vécu une course frustrante à Barcelone. Après une belle qualif, meilleure que ce que l'on attendait puisque j'ai pu aller en Q2 ce qui prouve le bon boulot de toute l'équipe, j'abandonne au septième tour après une collision avec Nelson Piquet qui essayait de me dépasser. Pour tout dire, au moment du choc, je ne savais vraiment pas d'où il sortait ! Pour moi, il ne se trouvait pas en position d'attaquer. Je n'ai pas regardé dans mes rétroviseurs à la sortie du virage 9 car, dans cette courbe rapide, il est difficile pour une voiture de rouler juste derrière une autre. Je freine assez tard en arrivant au 10. Je braque, je tourne et on se percute au moment même où je le vois ! Et vu comment on se touche j'ai l'impression qu'il arrive vite. C'est dommage car connaissant le déroulement de ce Grand Prix, il aurait pu être sympa de le terminer car il s'est passé beaucoup d'incidents. Cela aurait pu être intéressant. Je voudrais revenir un instant sur le spectaculaire accident de Heikki Kovalainen, sans gravité heureusement, qui s'est déroulé dans la même courbe que celle où je suis sorti avec la nouvelle voiture, la STR3. C'était lors des essais privés, voilà deux semaines. Pour moi il s'agissait d'une erreur de pilotage mais pour Heikki c'est une jante qui casse. Du coup, il n'a plus de frein, plus de direction : c'est pas très bon. Les conséquences de cette sortie sont tristes hélas. La voiture était totalement détruite. Et comme il y avait peu de pièces pour cette STR3 très prometteuse, il a fallu en remettre d'autres en productions ce qui ralentit tout le processus et compromet son apparition en Turquie, lors du prochain Grand Prix. C'est regrettable car, au niveau de l'aéro, le circuit d'Istanbul est exigeant et la STR2-B n'y sera pas à son aise. L'équipe ne m'a pas tenu rigueur de cette sortie de route, ce qui est sympa de sa part car ce n'était pas vraiment au bon moment. Les erreurs font partie du risque. Je n'en fais pas une de l'hiver et je la commets au plus mauvais instant pour notre progression ! Et puis si on ne l'engage pas à Istanbul mais à Monaco deux semaines plus tard, ce Grand Prix-là n'est peut-être pas le meilleur endroit pour la mettre en piste si nous sommes toujours limités en pièces détachées. Les risques de casse sont très importants dans les rues de la Principauté. |
|
|
© 2007 Microsoft |
|