03/11/2009 | à 10:00| F1 - 2009La déchéance de Renault![]() Huitième écurie du plateau alors qu'elle visait les premières places, l'écurie française a vécu une année noire, frustrante, entachée d'un scandale et conclue par le départ de Fernando Alonso. Commençons par le positif : le moteur. Lui, au moins, il tourne bien. Il suffit de demander à Red Bull, deuxième écurie du Championnat du monde, qui en a bénéficié. Mais autour, quel chantier ! De l'aéro qui n'a pas convaincu aux pilotes qui ont usé leurs méninges et leur image à tenter d'améliorer la R29, en passant par la communication de la direction qui a laissé à désirer en période de crise, les motifs d'insatisfaction ont été légion. En termes comptables, d'abord. L'érosion de la marque est effarante, continue et incroyablement rapide. Championne du monde devant McLaren puis Ferrari (191 puis 206 points) en 2005 et 2006, la marque au losange est d'abord tombée au 3e rang en 2007 (51 points) puis au 4e l'an dernier (80 points). Cette saison, l'écurie basée à Enstone a terminé avec 26 points (8e), devant... Toro Rosso et Force India ! Qu'il semble loin, le temps des essais hivernaux où Fernando Alonso plastronnait qu'il serait au «coeur du combat» ou qu'il aurait «sept chances sur dix» d'être champion du monde en 2009. Au final, il n'a récolté qu'une pole-position en Hongrie, convertie en course par une bourde dans les stands suivie d'un risque d'exclusion, qu'un seul podium, à Singapour, avant d'asséner finalement à l'orée du dernier Grand Prix : «Nous avons sans doute la plus mauvaise voiture du plateau !» La 3e place obtenue par la «Perle d'Oviedo», à Singapour justement, aurait pu servir d'impulsion pour un nouvel élan. Mais le départ de Fernando Alonso pour Ferrari conjugué aux résultats - inexistants - de Romain Grosjean, seul pilote français de la seconde partie de saison, ont focalisé l'attention. Bref, ça fait beaucoup et il était temps que la saison se termine. Les fans peuvent toujours se dire que l'écurie a recruté un nouveau talent en la personne de Robert Kubica. Première pierre d'un édifice en reconstruction, la nouvelle recrue doit être plus qu'un coup médiatique et avoir, l'an prochain, dans les mains une voiture à la hauteur de ses capacités. - Gaël NIVOLLET Voter pour cet article:
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