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Mal en point en championnat, les Lensois sont tournés vers la Coupe de la Ligue. (L'Équipe)

Coupe de la Ligue - Finale

LENS : UNE COUPE POUR SAUVER LES APPARENCES

Préoccupé par un maintien loin d'être assuré, le RC Lens se prépare à disputer la finale de la Coupe de la Ligue samedi prochain face au PSG. Notre site vous propose de vivre le quotidien des Sang et or durant cette semaine qui s'annonce décisive. Chronique au jour le jour.


JEUDI 27 MARS : Départ imminent pour Paris

On y est, enfin presque. Ce matin, le staff technique artésien a récupéré l'ensemble de ses joueurs. Nenad Kovacevic, parti disputer une rencontre amicale avec la Serbie à Kiev (Ukraine) s'est contenté d'un décrassage. La semaine d'entraînement collectif du taulier du milieu de terrain sang et or avec ses équipiers se résumera donc à la séance qui aura lieu demain, à 16h45, sur la pelouse du Stade de France. Une séance précédée du dernier point presse officiel. C'est d'ailleurs vendredi matin que la délégation lensoise prendra la direction de la Région Parisienne. D'après nos informations, elle établira ses quartiers dans un établissement réputé du Val d'Oise, souvent fréquenté par des équipes de Football (France, Marseille) et de Rugby de haut niveau (All Blacks). Dans le même temps, les représentants des supporters, qui ont appelé à l'unité des chants, prépareront dans le virage sud de l'enceinte dionysienne le tifo géant de samedi. Ces mêmes supporters y croient, à l'image de Morgan : «Le PSG sera chez lui, voudra sauver sa saison et a l'habitude de jouer des finales de coupe. Néanmoins, le Racing peut l'emporter à condition de vraiment tout donner et en pouvant compter sur l'expérience de Daniel Leclercq qui a déjà coaché deux fois le Racing en finale. Il ne voudra pas perdre une deuxième fois contre Paris comme en 1998 ! »

MERCREDI 26 MARS : Aux bons souvenirs de Julien Sablé

Invisible depuis deux mois et demi, et la déroute du Parc des Princes (3-0), Julien Sablé a retrouvé les terrains, dimanche, en fin de partie, à Rennes. Avec Olivier Monterrubio et Eric Carrière, il connaît bien le Stade de France. Il est même le premier capitaine d'une équipe à y avoir soulevé un trophée. C'était en 1998, en finale de la Coupe Gambardella avec les jeunes Verts face à Paris, en lever de la finale de Coupe de France entre Lens et le PSG. Un signe, un clin d'oeil. «Nous avions été soutenus par le public lensois, par trente-mille supporters. On a tous couru avec écharpes de Lens. J'ai les photos. Ca devait être prémonitoire. Ca reste un grand moment. Là, gagner, c'est le plus important. Ce sont les titres qui comptent. Je n'ai pas gagné de titres majeurs, j'ai juste été champion de France de Ligue 2, ce que je ne renie pas.» Et d'ajouter, sur sa saison difficile à titre individuel, lui qui a été élu «flop» numéro 1 des premiers mois de l'année par l'hebdomadaire France Football et qui n'a jamais vécu un exercice sans jouer aussi peu : « Je m'inscris dans le groupe. J'essaie de rester positif. C'est difficile, on souffre. J'essaie de rester le plus positif. A Rennes, avant d'entrer, je n'ai pas pensé que je n'avais pas joué depuis longtemps. Je préfère rentrer vingt minutes et qu'on gagne. Là, je rentre, et c'est aussi difficile que pour les autres. A la fin du championnat, on sera tous à la même enseigne.» Une fin liée à ses yeux au résultat du match de samedi. «Les deux sont liés. C'est pour cela important pour la suite du championnat

MARDI 25 MARS : Paris, encore et toujours un grand club

C'est presque Noël à la Gaillette en point presse. Eric Sikora, au rayon souvenirs (remember 1999), Gervais Martel, Daniel Leclercq, Jean-Pierre Papin, Julien Sablé, Fabien Laurenti et Yohan Demont viennent évoquer la finale de samedi. Au menu : la déconvenue rennaise de dimanche, les conséquences d'une défaite au Stade de France pour la suite du championnat et le statut de l'adversaire parisien. «Je n'ai pas vu souvent le PSG jouer cette saison. Ça ne m'intéresse pas particulièrement de les regarder. Maintenant, ils ont des mecs comme Diané devant, comme Pauleta, quand ils le font jouer. Même quand il boîte, Pauleta reste un grand buteur. Rothen distribue bien le jeu et il y a des jeunes vaillants au milieu. Ses faiblesses sont peut-être les mêmes que les nôtres, avec une difficulté à enchaîner les bonnes performances», explique Demont. On insiste. Alors, Paris, un grand, encore ? «Qu'il soit premier ou dernier, on en parle, on parle du PSG, ça intéresse du monde. Alors, oui, ça reste un grand club».

LUNDI 24 MARS : Lendemain de match difficile

«On a ce que l'on mérite quand on oublie les bases. Il n'y avait pas d'âme, certains se sont cachés». Ainsi parlait Gervais Martel quelques minutes après la déconvenue du Racing à Rennes, dimanche soir (3-1). Lors du décrassage d'après-match opéré au Stade de la Route de Lorient, les Lensois se sont même fait chambrer par leurs fans, retenus dans le parcage visiteurs. Comme Paris, Lens, qui affichait pourtant un net regain de forme dans le jeu ces dernières semaines, est aujourd'hui un candidat déclaré à la relégation. L'avant finale est même gâché dans l'esprit de certains supporters, très préoccupés par l'avenir de leur club. Après une journée de repos et de soins, les Sang et Or retrouveront vraiment le chemin des pelouses de leur centre d'entraînement de la Gaillette demain, mardi. La Gaillette où est prévue en fin de matinée la seule conférence de presse de la semaine, si l'on excepte le passage expéditif de Jean-Pierre Papin et d'un joueur qui ne devrait pas être le capitaine, Vitorino Hilton, muet devant les médias depuis plus d'un an (!), vendredi après-midi, au Stade de France. Un peu «cheap» au regard de l'évènement et des attentes des lecteurs qui aiment le club.


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