MSN sports Football - LIGUE 1 - 34e journée
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Toute la puissance de Michel Bastos, l'image d'un LOSC qui a mérité sa victoire à Marseille. (L'Equipe)

34e journée

LE CIEL SUR LEUR TÊTE

Marseille et Toulouse ont concédé deux défaites dures à encaisser, pour des raisons différentes, chez eux, lors des dernières rencontres de la 34e journée. L'OM n'a pas vraiment existé contre Lille (1-3) et laisse la troisième place à Nancy. Le TFC (0-1), battu à la dernière seconde, renvoie Bordeaux à quatre points de Lyon et reste collé à Lens (17e).


Ils pensaient se rapprocher de leur grand dessein, sous les yeux de leur public, devant les caméras de la télévision. Marseilleet Toulouse ont fini la soirée de dimanche le nez dans un gazon rendu glissant par la pluie, concédant deux défaites à la maison cruelles, devant Lille(1-3) et face à Bordeaux(0-1), deux clubs à la fin de saison décidément impressionnante. Ce ne fut pas, cela dit, la même souffrance. L'OM a concédé une défaite logique, quasiment humiliante, la première par deux buts d'écart au Vélodrome en L1 depuis le cauchemar estival contre Nice (0-2), sous la direction d'Albert Emon. Dominé dans tous les compartiments du jeu, « sur la fraîcheur et la volonté» selon Eric Gerets, l'équipe phocéenne n'a même pas su profiter de l'ouverture du score heureuse signée Niang (12e), lequel revient au passage à un but de Benzema au classement des buteurs (16 contre 17). Toulouse, de son côté, continue son chemin de croix à domicile après avoir eu de loin les meilleures occasions, payant cash quelques secondes de relâchement défensif dans les dernières secondes du temps additionnel. Obertan lançait parfaitement Micoud, qui célébrait son retour de suspension d'un but ultra-précieux (90e+3). Si tout se passe bien, les Girondins auront validé leur place directe en Ligue des champions le week-end prochain, contre Nice.

Plus que la deuxième place confortée de Bordeaux (11 points d'avance sur Nancy), c'est bien le retour du club lorrain au troisième rang - ou celui de Marseille au quatrième, c'est selon - qui a surpris la galerie dimanche. Malgré les rappels à l'ordre d'Eric Gerets, vendredi, malgré l'avertissement du LOSC, qui avait annoncé un jeu débridé par la fin de la menace de la relégation, l'OM a subi l'équivalent d'un naufrage, comme si les rôles étaient inversés entre l'ambitieux et le dilettante. Lorsque Mirallas frappa deux fois pour donner l'avantage 2-1 à Lille (37e, 40e), au terme de deux actions aussi simples qu'efficaces, le tableau d'affichage ne faisait rien d'autre que régulariser la réalité du terrain. Marseille ne gagnait pas ses duels, prenait l'eau en défense et ne savait que faire du ballon. Tout aurait pu changer si Niang avait un peu plus enroulé sa frappe à la 49e pour égaliser à 2-2. Mais moins de vingt minutes plus tard, Makoun réalisait le break avec un peu de réussite (67e) alors qu'Obraniak, sur son mauvais pied, manquait d'un rien le 4-1 à la 87e. Le retour de Valbuena, entré en jeu à la 56e, ne fut pas décisif pour Marseille, lâché par ses leaders et son esprit de corps pourtant à l'origine de folles soirées cette saison. Nasri est sorti sous les sifflets à la 82e minute.

Vraie défaite de Marseille, ce match fut aussi une authentique victoire lilloise. Le parcours de l'équipe de Puel en 2008 a quelque chose d'exemplaire. Elle est la meilleure défense de la L1 (10 buts pris) et collectionne les bons résultats à l'extérieur (3 victoires, 5 nuls, 0 défaite). Sixième à un point de Saint-Etienne, elle est toujours en lice pour un strapontin européen, à la double condition de prendre leur place aux Verts et d'avoir une finale de Coupe de France qui ouvrirait une place de plus en Coupe de l'UEFA au cinquième du Championnat*. Dans le bas du tableau, la conséquence de la soirée de dimanche, c'est que Lens a été le grand gagnant du week-end. Dix-septième après avoir battu Sochaux (3-2), le Racing possède le même nombre de points que Toulouse (38), qui pouvait prendre six longueurs d'avance sur le Paris-SG et Strasbourg (35 points). Les Marseillais n'ont pas assez écouté leur entraîneur cette semaine. Les Toulousains, qui restaient sur cinq matches sans défaite, feraient bien d'entendre le leur. Baup est convaincu que tout se jouera dans les dernières minutes de la dernière journée.

* Ce sera le cas si la finale oppose Lyon au Paris-SG, ou si le Paris-SG l'emporte en finale contre Sedan.


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