MSN sports Football - EQUIPE DE FRANCE - France - Angleterre
Accueil | Football | dossier
Franci Ribéry a permis aux Bleus de signer leur premier succès depuis octobre 2000. (L'Equipe)

France - Angleterre

IMPARFAIT, MAIS GRATIFIANT

L'équipe de France a battu une bonne équipe d'Angleterre (1-0), mercredi au Stade de France, grâce à un penalty de Ribéry amené par un très bon Anelka (32e). Les Bleus retrouvent le goût de la victoire à deux mois et demi de l'Euro, même si l'équilibre de son jeu pose encore quelques questions.


Les Bleus avaient quitté Malaga, le mois dernier, lestés d'une défaite contre l'Espagne (0-1) dont ils n'avaient retenu, pour l'essentiel, que leur impressionnante capacité à jouer en bloc, renforçant leur statut d'équipe très difficile à bousculer. Raymond Domenech, depuis, a pris sa distance avec cette interprétation, rappelant qu'une grande phase finale se préparait aussi dans la victoire. En dominant l'Angleterre, mercredi au Stade de France (1-0), l'équipe de France a renversé l'ordre des priorités, offrant le visage d'un bloc plus étiré, persistant à manquer de tranchant dans ses mouvements offensifs, mais confortée dans son âme de compétitrice. Un penalty de Ribéry, transformé avec sang froid à la 32e minute - immédiatement dédié à deux êtres chers, dont Thierry Gilardi - a permis de sceller sa première victoire depuis France - Lituanie (2-0) en octobre dernier. Franchement, il aurait été compliqué de rentrer dans la préparation de l'Euro sans l'absolue certitude que la culture de la victoire ne s'était pas dissoute quelque part après les qualifications. L'Angleterre ne sera pas en Suisse et en Autriche, mais le niveau de jeu qu'elle a affiché à Saint-Denis, le jour de la centième de Beckham (sifflé puis ovationné) rappelle que son élimination contre la Croatie (2-3) n'était qu'un dérapage de l'histoire. Au-delà des absences de leaders trentenaires (Vieira, Sagnol, Henry), l'équipe de France conserve de son côté une marge de progression considérable par rapport aux espoirs qu'elle fait naître. Raymond Domenech aime l'incertitude. Il en reste.

Trezeguet encore privé de ballons

Celles sur les capacités de David Trezeguet à se faufiler dans la liste des 23 pour l'Euro demeure entière. Le Turinois a marqué ces dernières semaines avec la Juve. Il récidivera sûrement ce week-end. Mais, titularisé à la place d'un Cissé qui figurait pourtant parmi les premiers choix du sélectionneur jeudi, il a encore traversé ses 64 minutes de jeu comme un athlète alternant les changements de direction avec pugnacité. Sans ballon, privé de la faculté à tester la maturité annoncée de David « Calamity » James. Associé à Anelka dans un 4-4-2 désormais régulier, Trezeguet toucha très peu de ballons, soit que ses partenaires n'aient pas estimé opportun de répondre à son appel (souvent, et pas toujours car l'action se situait loin du but), soit qu'Anelka se soit occupé de tout quand il s'agissait de perforer par l'axe. A la 35e, il retrouva symboliquement les vieilles habitudes qui avaient fini par convaincre Raymond Domenech de composer sans lui. Nettement hors-jeu, obligé d'applaudir son passeur dans l'espoir d'un futur plus radieux. Anelka, lui, n'aura plus le droit de jouer aux faux naïfs sur ses chances d'aller à l'Euro, comme il l'a fait mercredi dans L'Equipe. Mobile, inspiré dans ses choix, sûr de sa force, à l'origine du penalty - James découpa sa course, sur une passe profonde de Clerc côté droit - le joueur de Chelsea a éclaboussé les offensives françaises.

A la sortie de Trezeguet, il fut placé seul en pointe d'un 4-2-3-1 pendant un gros quart d'heure, avec Ribéry en soutien et Govou à droite, une organisation dans laquelle les Bleus semblent toujours le mieux outillés pour conjuguer leur rigueur défensive à la vivacité des joueurs offensifs. Cissé lui succéda pour dix minutes, conspué puis malheureux dans ses tentatives. Pour dire vrai, le score de 1-0 pour les Bleus resta un bon moment flatteur. L'Angleterre, pendant une période, aura un peu plus pesé dans le camp français que l'inverse. Une récupération plus haute, des séquences de passes un rien plus longue : l'équipe de Fabio Capello profitait d'espaces plus importants que ceux laissés à l'Espagne, le mois dernier (0-1), pour obliger Coupet à la vigilance. Mais le gardien tricolore n'eut finalement pas d'énorme arrêt à faire. Pas plus que James, qui a accompagné quelques tirs plus ou moins lointains au ras de ses poteaux, au cours d'une deuxième période penchant davantage dans le camp français. Gallas, Makelele, Anelka et Malouda pourront prendre l'Eurostar en paix. L'Angleterre n'a plus battu la France depuis onze ans.


Publicité
< 1 2 3 4 5 >
    
Bordeaux a-t-il actuellement la meilleure équipe de L1?
OUI
NON