FinaleMILAN AU SEPTIEME CIELUn doublé de 'Pippo' Inzaghi a donné à l'AC Milan sa septième Ligue des champions, mercredi à Athènes, contre Liverpool (2-1). Les Reds avaient déjoué le savoir-faire lombard avant l'ouverture du score. L'équipe anglaise ne s'en est jamais remise, malgré quelques instants de bravoure. Neuf pour le Real, sept pour Milan, cinq pour LiverpoolDans la rivalité Liverpool - AC Milan née sous le signe de la légende à Istanbul, l'équipe italienne a remporté la revanche, mercredi à Athènes. La douleur de la défaite de 2005 sera inoubliable (3-3, 2-3 t.a.b.). Le souvenir de la victoire de 2007 pourrait durer, lui aussi. Jusqu'aux cinq dernières minutes, cette finale ressemblait à une exécution sommaire. L'équipe italienne avait fait preuve d'un sang froid magnifique, justifiant encore une fois cette moyenne d'âge tirée vers le haut par un capitaine de 38 ans, Maldini, dont la légende s'épaissit encore. Le réalisme de Filippo Inzaghi, auteur du doublé qui résumera encore sa carrière dans trente ans, dirigeait Milan vers un 2-0 net et sans bavure. Kuyt, d'une tête arrachée à la fatalité, permit à Liverpool de revenir à 2-1 à la 89e minute. Le temps additionnel s'étira avec la silhouette d'un fantôme. Mais seul un tir de Gerrard contré donna de l'espoir au peuple de la Mersey rassemblé. Milan finit par s'offrir la plus belle des couronnes, après la saison «la plus difficile» de l'ère Ancelotti, grâce à une maîtrise qui fut l'exact négatif du trou noir subi en 2005 au stade Atatürk. Le scandale des matches truqués aurait pu priver Milan d'une participation. L'UEFA n'eut pas la force d'aller au bout de son idée. L'institution lombarde, elle, est allée au bout de la sienne. Entre Milan et Liverpool, ces deux équipes qui ne se sont jamais affrontées qu'en finale, c'est la première qui a le droit de précéder le Real dans l'épopée d'un demi-siècle de Coupe d'Europe. Neuf trophées pour les Espagnols, sept pour Milan, cinq pour Liverpool. Il y aura une belle. C'est une quasi-certitude et c'est tant mieux.
A VOIR AUSSILiverpool a perdu le fil après l'ouvertureMilan, alors, n'avait existé que par une frappe de Kakà de 25 mètres captée par Reina (17e) et une pluie de centres d'Oddo. Entre deux équipes si actives et intelligentes, l'enchaînement récupération - relance - passe en profondeur et situation de but relevait presque du fantasme. Le spectacle était ailleurs : des duels sans retenue, deux roulettes (Kakà et Xabi Alonso), quelques manoeuvres brillantes de grand sage (Pirlo). Au retour des vestiaires, le programme était le même, mais la course contre le score avait transformé la patience de Liverpool en précipitation. Plus de fautes, moins de sécurité technique, quelques précieux ballons transformés en ouvertures téléphonées, mais toujours autant de difficultés à cadrer les frappes : Riise (68e) et Gerrard (72e) échouèrent à alerter Dida, comme le capitaine des Reds l'avait fait sur une action personnelle, à la 63e minute. Elle resterait la meilleure occasion anglaise du match jusqu'à la frappe violente de Crouch (85e). Mais le score était déjà de 2-0. C'était trop tard. On ne renverse peut-être les montagnes qu'une seule fois, dans une vie. |
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