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05/07/2009 | à 17:13| Cyclisme - TourCavendish, c'est chaud !![]() Après la victoire samedi du meilleur rouleur du peloton, Cancellara, la deuxième étape dimanche entre Monaco et Brignoles a mis en valeur le plus grand sprinteur actuel : Mark Cavendish s'impose facilement devant l'Américain Tyler Farrar et le Français Romain Feillu. Fabian Cancellara conserve le Maillot Jaune. Sa dernière ligne droite dimanche à Brignoles est à l'image de sa carrière professionnelle : une météorite. Parfaitement calé dans le sillage de ses coéquipiers jusqu'à 400 m de la ligne, Mark Cavendish a jailli de la roue de son poisson-pilote Mark Renshaw pour placer l'accélération décisive, son corps compact ramassé sur le vélo. Le Britannique a alors facilement distancé ses derniers rivaux, l'Américain Tyler Farrar (l'un des rares à l'avoir battu dans un duel cette année) et le Français Romain Feillu, Maillot Jaune en 2008 qui retrouve son éclat sur la Grande Boucle. Grâce à sa pointe de vitesse unique dans le peloton, le coureur de 24 ans décroche sa 14e victoire de l'année, sa 5e étape sur le Tour de France et surtout revêt le Maillot Vert qu'il ne vise pas officiellement. Outre une explosivité rare d'un coureur qui a grandi sur la piste, la victoire de Cavendish récompense aussi, et surtout, la puissance collective de la formation Columbia qui a parfaitement réussi à lancer le dernier étage de sa fusée. Ce n'est pas pour rien que le Cav' s'est jeté dans les bras de ses équipiers à peine descendu du vélo. Les coureurs au maillot jaune et blanc sont entrés en action à moins de 50 km de l'arrivée dans la sous-préfecture varoise. Ils avaient auparavant laissé les Saxo Bank, soucieux de garder le Maillot Jaune sur les épaules de Fabian Cancellara, réguler la vitesse du peloton derrière les quatre attaquants du jour : Jussi Veikkanen (Française des Jeux), Cyril Dessel (AG2R), Stéphane Augé (Cofidis) et Stef Clement (Rabobank). Malgré un tracé sinueux sur les routes du Haut-Var et quatre côtes au programme, les baroudeurs ont plafonné à 5'30'' d'avance à 100 km de la ligne. Dans une chaleur étouffante, cette avance a fondu quand les Columbia ont ''mis en route'', à peine aidés par les Cervélo de Hushovd et Haussler avant d'être réduite à néant à dix kilomètres de l'arrivée. La formation américaine a ensuite gardé au chaud son sprinteur dans les derniers hectomètres, évitant notamment le piège d'un dernier virage qui a jeté plusieurs hommes à terre. Sans grand relief, la 3e étape tracée lundi entre Marseille et La Grande-Motte semble promise aux sprinteurs. Doit-on désormais écrire AU sprinteur ? - Anthony THOMAS-COMMIN, à Brignoles Voter pour cet article:
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