MSN Sports Cyclisme - L'oeil de Jean-François Bernard
Accueil | Cyclisme | brève

28/07/2007 | 20:56| Cyclisme - TDF

L'oeil de Jean-François Bernard

Jean-François Bernard, vainqueur de Paris-Nice en 1992, troisième du Tour de France et porteur du Maillot Jaune en 1987, est le consultant de lequipe.fr. Chaque jour, il nous livre son analyse et dissèque les enjeux de la course et de son environnement. Il salue la maîtrise d'Alberto Contador qui «a su adopter un bon rythme sans s'affoler» samedi lors du contre-la-montre décisif. Même Cadel Evans «a mis un peu de temps à mettre en route», l'Australien ne doit pas nourrir de regret : «Le Tour, il ne l'a pas perdu aujourd'hui, mais bien dans la montagne.»


«Jean-François Bernard, comment analysez-vous la performance d'Alberto Contador qui a réussi à conserver son Maillot Jaune après le dernier contre-la-montre ?

Il a très bien géré l'exercice et il a bien tenu face à la pression. Sans s'affoler a su adopter un bon rythme par rapport à un coureur, Cadel Evans, qui lui est supérieur dans cet exercice. Il tournait super bien les jambes, un peu à l'image de Lance Armstrong. Il finit cinquième de l'étape, ce qui est assez logique. Il était galvanisé par le Maillot Jaune et a pu compter sur les temps de référence de ses coéquipiers.


Etes-vous surpris par la performance de Levi Leipheimer, vainqueur avec une moyenne supérieure à 53 km/h ?

Le coureur a juste sorti un excellent chrono comme il sait le faire de temps en temps. Là, il était dans un super jour et sa vitesse est compréhensible avec ce vent dans le dos, et un parcours super roulant. Les Discovery Channel ont confirmé qu'ils étaient une équipe de gros rouleurs, avec la belle performance de Popovych (4e) et Hincapie (7e).


Cadel Evans doit-il nourrir des regrets après avoir échoué pour 23 secondes ?

Certes, il a mis un peu de temps à se mettre en route et n'a repris qu'une poignée de secondes dans les premiers kilomètres. Après, il a su accélérer dans la deuxième. Je ne pense pas qu'il ait emmené un trop gros braquet, il a l'expérience de ce type d'effort. Le Tour, il ne l'a pas perdu aujourd'hui, mais bien dans la montagne.


L'Australien peut-il tenter quelque chose dimanche lors de la dernière étape ?

J'ai un peu de mal à l'imaginer. Le début du parcours est sinueux mais généralement, il ne se passe rien dans cette étape, qui revient traditionnellement aux sprinteurs, même s'il y a eu quelques exceptions. Je pense notamment à Bernard Hinault en 1979. Cadel Evans tentera peut-être quelque chose mais l'issue du Tour s'est dessinée samedi. »


Propos recueillis par Anthony THOMAS, à Angoulême.



Publicité
< 1 2 3 4 5 >