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CETTE ANNÉE OU JAMAISLe 95e Tour de France s'élance, samedi, de Brest avec des raisons d'espérer. D'espérer enfin du renouveau. Etat des lieux du cyclisme mondial et tour d'horizon des forces en présences. Des raisons d'espérer ?Le journaliste qui suit le Tour de France est un éternel optimiste et veut voir dans chaque nouvelle édition de la «plus belle course cycliste au monde» des raisons d'espérer, d'espérer un Tour sans scandale, sans affaire, un Tour qui ferait la place belle au vélo et à ses acteurs. Après avoir titré, il y a deux ans, sur «le Tour du renouveau», puis l'an passé sur «le Tour du re-renouveau», la tentation est grande de parler de «re-re-renouveau». Un peu lourd dans le style, comme le climat qui a entouré la caravane du Tour de France ces dernières années. Nous voulons pourtant voir des raisons d'espérer dans la nouvelle donne du cyclisme mondial. La réponse dans trois semaines... ou plus ! A VOIR AUSSILe soleil se lève au sudSon compatriote, Alejandro Valverde (Caisse d'Epagne) s'inscrit comme un sérieux voire comme le premier prétendant à la victoire finale. Valverde a impressionné durant le Dauphiné, plus belle répétition d'avant Tour, qu'il a remporté avec brio. Sixième l'an passé (à 11'37'' de Contador), l'Espagnol semble avoir franchi un cap cette saison et possède en Oscar Pereiro un précieux coéquipier pour la montagne qui sera, à n'en pas douter, une fois encore décisive. Là ne s'arrêtent pas les ambitions espagnoles. Carlos Sastre (Team CSC), quatrième l'an passé (à 7'08'' du vainqueur) et deuxième de la Vuelta, compte parmi les grands favoris et fera tout pour améliorer son classement. Leader de la CSC, sorte de Dream Team du Tour 2008, il sera toutefois dépendant des conditions de course et devra peut-être s'effacer au profit de coéquipiers mieux placés. A commencer par les frères Schleck «les soeurs Williams du cyclisme». Certes encore un peu tendres, Andy le cadet ou Frank l'aîné semblent promis aux plus beaux destins et peuvent être considérés comme de sérieux postulants au podium des Champs-Elysées. Peut-être dès cette année. Déjà 23 ansLe constat est vite fait : pas de Tricolores parmi les favoris. Et pas la peine de fantasmer, 23 ans après la victoire de Bernard Hinault, le cyclisme français ne lui a pas trouvé de successeur. Alors que reste-t-il, que les yeux pour pleurer ? Pas tout à fait. Sylvain Chavanel (Cofidis) peut et doit désormais confirmer son statut de leader du cyclisme bleu-blanc-rouge. Pour le reste, il nous faudra suivre les progrès d'un Rémy Di Grégorio (Française des Jeux), présenté trop rapidement comme le successeur de Richard Virenque, dès les premiers lacets montagneux. Enfin et pour n'oublier personne, tablons sur Sandy Casar (Française des Jeux), Cyril Dessel (AG2R), Perrick Fédrigo (Bouygues Telecom), Romain Feillu (Agritubel), David Moncoutié (Cofidis), Christophe Moreau (Agritubel) et Thomas Voeckler (Bouygues Telecom) pour nous faire vivre des émotions «dignes de ce nom». |
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