MSN sports Cyclisme - TOUR DE FRANCE - 18e étape : Cahors - Angoulême
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Malgré une chute, Sandy Casar s'impose à Angoulême après une longue échappée. (L'Equipe)

18e étape : Cahors - Angoulême

CASAR ROMPT LE MAUVAIS SORT

Sandy Casar a remporté la 18e étape vendredi à Angoulême en devançant ses compagnons d'échappée (Merckx, Boogerd, Lefèvre). Les deux premiers du classement général, Alberto Contador et Cadel Evans sont restés au chaud en attendant le contre-la-montre décisif de samedi.


Et si Sandy Casar était le symbole de ce Tour de France ? Ecorché de partout, meurtri à l'âme par les coups durs et les désillusions, blessé au corps par les chutes, mais toujours plein de volonté et finalement victorieux. Longtemps sur la Grande Boucle, le coureur de la Française des Jeux n'a pu que frapper son guidon de frustration, avec une collection de places d'honneur (2e à Marseille cette année, tout comme à Digne-les-Bains et au Puy-en-Velay en 2005, 3e à Chartres en 2004). Vendredi, à Angoulême, le Francilien a enfin pu lever les bras pour fêter sa victoire au terme d'une échappée plus agitée que ne laisse imaginer l'avance sur le peloton (+ 8'34"). «J'ai failli abandonner quand j'ai chuté à cause d'un chien (au km 27), a reconnu le vainqueur du jour à l'arrivée. J'étais celui qui avait le plus envie.» A cinq kilomètres de l'arrivée, Casar semblait pourtant à la peine sur son vélo, la fesse rougie et le coude endolori par la chute, calé dans la roue de ses trois compagnons d'échappée. Devant lui, le Belge Axel Merckx (2e), le Néerlandais Michael Boogerd (4e) et le Nordiste Laurent Lefèvre (3e) plaçaient successivement leur attaque. Le leader de la Française des Jeux, loin de son objectif au général (76e vendredi matin) a pris la fuite en coupant habilement un virage avant de se lancer dans un sprint un peu désespéré à 200 mètres de la ligne.

Evans reprend trois secondes sur Contador

Le reste du peloton s'est quant à lui accordé une journée de répit, lézardant à travers les routes du Périgord afin de retrouver ses esprits après les coups durs des derniers jours. Et regagner les Champs-Elysées tant bien que mal. «Après deux semaines et demie de course, les jambes sont dures. L'ambiance pesante fait que j'ai juste hâte d'arriver à Paris. Honnêtement, le Maillot Jaune pour Alberto Contador, je m'en fous», soufflait William Bonnet (Crédit Agricole) avant le départ de Cahors. L'Espagnol, leader du classement général, a pu compter sur l'ensemble de ses équipiers pour se protéger des chutes et de la méfiance qui habite encore une partie du peloton. Si les Champs-Elysées sont encore à 450 km d'Angoulême, le coureur de Discovery Channel entrevoit la victoire finale à 55 km, au terme du contre-la-montre de samedi. «Il y a dix jours, je ne l'imaginais pas sur le podium, avoue son directeur sportif Johan Bruynel. Il n'a que 24 ans mais fait preuve de maturité. Je le sens très serein avant le chrono et j'ai confiance. La preuve : lors du prologue à Londres, il a fini une seconde devant Cadel Evans.» Presque inconsciemment, l'Australien a commencé à combler son retard (+ 1'53") vendredi et gagné trois secondes grâce à une cassure dans le peloton. «Désormais, tout ce que je peux faire, c'est y aller et rouler aussi vite que je peux», a expliqué le coureur Predictor Lotto pour résumer les enjeux. A l'autre extrêmité du classement général, son coéquipier Wim Vansevenant (141e et lanterne rouge à 3 h 44") apporte un autre regard sur l'épreuve. «Pour moi, c'est vraiment le Tour de la souffrance. Je fais mon travail, un point c'est tout. Je vous assure que je ne prends aucun plaisir.» Le Belge, comme l'ensemble de la caravane n'a plus que deux jours à patienter avant la délivrance.


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