MSN sports Cyclisme - NBA - Match 5 - DETROIT-LOS ANGELES (100-87)
Accueil | Cyclisme | dossier
Rasheed Wallace, surpris et heu-reux. (Reuters)

Match 5 - DETROIT-LOS ANGELES (100-87)

DETROIT BOULEVERSE LA NBA

Les Pistons ont infligé une véritable correction aux Los Angeles Lakers lors du cinquième match (100-87), comptant jusqu'à 29 points d'avance. Vainqueurs 4-1, ils retrouvent les sommets quatorze ans après le dernier titre des « Bad Boys ». Le trophée de champion revient au sein de la conférence Est pour la première fois depuis 1998 et le shoot historique réussi par Michael Jordan face à Utah. Chauncey Billups est élu MVP de la finale alors que Ben Wallace a été le meilleur joueur de la dernière manche. Shaquille O'Neal et Kobe Bryant n'ont encore rien pu faire.


Le concept de « Dream Team » est définitivement mort ce mercredi matin. Déjà très sérieusement dévaluée après la triple défaite de l'équipe américaine lors du Mondial 2002, face à l'Argentine, la Serbie-Monténégro et l'Espagne, cette expression doit été enterrée pour un moment après la victoire implacable des Pistons sur les stars des Lakers. Detroit a obtenu le troisième titre de son histoire, après ceux obtenu en 1989 et 1990 par les « Bad Boys », en humiliant O'Neal, Bryant, Payton et compagnie. Comme un symbôle, Karl Malone n'a même pas disputé le cinquième match, blessé, lui qui devait être le principal supplément d'âme d'une équipe qui avait déjà affiché ses faiblesses lors de la défaite en demi-finale de conférence face aux Spurs la saison dernière. Malgré ses neuf titres, Phil Jackson a été dominé par Larry Brown, un entraîneur qui gagne là son premier titre NBA après avoir été sacré en NCAA avec Kansas en 1988.

Ce n'est sûrement pas un hasard si Brown a été nommé au poste de coach de la future équipe des Etats-Unis pour les JO d'Athènes. Très humble, il a tenu tout de suite à dédier ce succès à son prédécesseur (Rick Carlisle) et son mentor à North Carolina (Dean Smith). Il a surtout su batir un groupe animé des valeurs de solidarité et d'engagement, un effectif capable d'absorber en court de saison le pourtant très turbulent Rasheed Wallace. L'an dernier Gregg Popovich avait réussi à composer une alchimie identique avec San Antonio, et Stephen Jackson dans le rôle de l'élection libre, or « Pop » était l'assistant de George Karl lors du Mondial d'Indianapolis. Il avait digéré une partie de la « leçon », là où Larry Brown l'a récitée. Avec le titre des Spurs en 2003, et encore plus avec celui des Pistons, la NBA a retrouvé des couleurs, un attrait qui prend forme dans un titre-surprise, le premier depuis des lustres après la domination sans partage des super-stars, de Bird et Magic à O'Neal, en passant par Jordan et Olajuwon.

On peut encore écarquiller les yeux en pensant à cette idée, mais voilà, les Detroit Pistons ont tout simplement écrasé la finale. La quatrième et dernière victoire de l'équipe a même tourné au « coup de cent ». Cent, comme le nombre de points marqué à la mi-temps, atteinte avec dix points d'avance par Richard Hamilton et les siens. Cent, comme le nombre de points inscrits aussi au final par les nouveaux champions. Très offensive, cette cinquième manche a ressemblé à un match de boxe, avec plusieurs séries, un 7-0, un 8-0, un 9-0, réussies de part et d'autre durant un bon quart d'heure, avant que les Lakers ne mettent les premiers genou à terre (44-34, 20e) sur un uppercut du Monsieur Muscle de « Motown City », Ben Wallace (18 points, 22 rebonds). Sonné, avec un Shaq O'Neal très vite touché par les fautes, Los Angeles n'est jamais revenu dans la partie, plongeant à -20 (80-59) avant même la fin du troisième quart-temps.

Cependant, si cette rencontre a tourné au festival de dunks, elle n'a pas reflété l'esprit général de la série, fait de contrôle et de lenteur. Dans ce contexte, le choix de Chauncey Billups pour le trophée de MVP de la finale est plus symptomatique. Longtemps présenté comme un scoreur dans l'âme, l'ancien n°3 de la Draft 1997, a mené son équipe d'une main de maître, faisant passer ses 21 points de moyenne en finale au second plan. Il succède à Tim Duncan alors qu'il n'a jamais été All Star et renforce l'effet de surprise né du fait qu'une équipe de la conférence Est, totalement villipendée depuis six ans, soit sacrée. Mais il était dit que ce début de décennie appartient à Detroit et à son propriétaire, Bill Davidson, sacré en NBA en 2004, mais aussi en WNBA avec le Shock de Bill Laimbeer en 2003, un ancien « Bad Boy », et en NHL avec les Red Wings en 2002. A l'inverse, Jerry Buss, le patron des Lakers, déclinants depuis le départ du GM Jerry West à Memphis, a du soucis à se faire pour l'avenir (voir ci-contre).

Publicité
< 1 2 3 4 5 >
    
Avez-vous confiance dans cette équipe de France pour rebondir mercredi contre la Serbie?
OUI
NON