MSN sports Basket - NBA - Match 4 - DETROIT-LOS ANGELES (88-80)
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Kobe Bryant en plein doute. (Reuters)

Match 4 - DETROIT-LOS ANGELES (88-80)

DETROIT, QUELLE BELLE ÉQUIPE !

Mathématiquement, les Pistons ont une main sur le trophée après leur deuxième victoire d'affilée à domicile, un succès qui leur permet de mener 3-1 et d'espérer conclure dès mardi soir, toujours au Palace d'Auburn Hills, une salle dans laquelle les Lakers n'ont pas encore gagné cette saison. Sur le plan du jeu, en revanche, Detroit a déjà remporté le duel haut la main face à des Lakers qui ne survivent désormais que par le seul Shaquille O'Neal, monstrueux ce dimanche. Médiocre depuis deux matches, Kobe Bryant a le destin de son équipe entre ses mains.


Tout est prêt pour un nouveau sacre des Lakers. Et oui, des Lakers. L'équipe californienne n'étant jamais aussi performante que dos au mur, le cinquième match devra forcément être le sien. Et le sixième et le septième aussi, s'ils ont lieu. L'équipe de Phil Jackson, qui n'avait jamais connu une situation ausi difficile en finale, que ce soit avec les Bulls ou avec les Lakers, n'a plus le choix. Mais la tâche risque s'être insurmontable à la vue des quatre première rencontres de la série. Los Angeles a deux jours pour tout reconstruire autour de son dernier joueur valide, Shaquille O'Neal. Car si le « Shaq » s'est bien réveillé après un match 3 raté, tout le reste de l'équipe est à l'agonie, en premier lieu Kobe Bryant (20 points, mais à 8/25, 0 rebond et 2 passes en 45 minutes).

Paradoxalement, Bryant semble ne pas avoir digéré son shoot miraculeux du match 2, alors que les Pistons ont mis juste cinq minutes, le temps d'une prolongation ratée, pour l'effacer. « KB 8 » ne gère plus la pression, qu'elle désigne son procès en cours, les critiques internes ou la défense de Tayshaun Prince. Ses solos enflammés se sont tus. Ajoutez côté Los Angeles un jeu collectif inexistant, un Karl Malone rattrapé par son physique (seulement 21 minutes jouées dimanche), un Gary Payton qui n'a pour le moment offert qu'un seul bon quart-temps, le premier du quatrième match et, conséquence de tout cela, une adresse en berne (30% de réussite hors Shaq), et vous sentirez le goût de la défaite.

Il serait cependant trop facile de croire que les Lakers sont en train de se battre tout seuls. Detroit se confectionne un bel habit de champion NBA sans faire de bruit, sauf à prêter attention aux mutiples cris de protestation de Rasheed Wallace, un « Sheed » qui succède à Chauncey Billups et Richard Hamilton dans le rôle de menace offensive n°1 des Pistons (26 points). Quinze ans jour pour jour après avoir remporté leur premier titre NBA, les joueurs du Michigan ont écrit cette nuit une nouvelle page leur belle histoire collective. Que ce soit en défense, un modèle ce férocité contrôlée, ou en attaque, il appliquent à la lettre les principes stricts de Larry Brown : muiltiplication les aides, vivacité au rebond, basculement rapides à l'opposé et... envie. Surtout une envie énorme, très saine, de jouer et de se faire plaisir.

Accrochés durant quarante minutes par le seul « Shaq » (36 pts à 16/21, 20 rebonds), les Pistons ne se sont jamais énervé, n'ont jamais voulu changer de jeu non plus, regroupés derrière l'allant inaltérable de Ben Wallace. Cette rencontre a également confirmé la progression impressionnante de Chauncey Billups, qui fait montre d'une stablilité mentale qu'on ne lui connaissait pas auparavant. Depuis le début de la finale, l'ancien meneur de l'université de Colorado a inscrit 22, 27, 19 et 23 points. Si son équipe se dirige effectivement vers la victoire, il sera alors le postulant n°1 pour le titre de MVP de la finale. Ses deux tirs à trois points réussi au coeur du quatrième quart-temps, on permis aux Pistons de creuser un écart définitif (de 67-64 à 77-67, 44e). Pour un joueur passé par cinq équipes différentes en sept ans, cela ressemble à une résurrection. Reste à conclure.

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