Match 3 - DETROIT-LOS ANGELES (88-68)DETROIT A DES RESSOURCESLe shoot réussi par Kobe Bryant lors de la 2e manche n'a rien changé. Les Pistons sont revenus dans leur salle avec la même énergie et la même solidarité qu'à l'ordinaire. Résultat, ils ont écrasé les Los Angeles Lakers, anihilé Kobe Bryant et contenu Shaquille O'Neal. Porté par un Richard Hamilton qui progresse à chacune de ses sorties en play-offs, ils mènent 2-1 et se trouvent dans une position très favorable avec deux autres matches à jouer à domicile. Face à une équipe en pleine confiance, le réveil des Californiens devient de plus en plus hypothétique. Voici un match où les deux finalistes ont été fidèles à leurs habitudes, quasiment jusqu'à la caricature : les Lakers ne sont pas parvenus à briser les murs qui les isolent les uns des autres, poussés dans ce travers la tête la première par des Pistons qui, à l'inverse, ont brillé par leur envie de gagner ensemble. A ce niveau-là de la compétition, on peut donc se demander si le favori de la série est encore celui que l'on croit. Pour un soir au moins, les exploits individuels ne suffisaient plus, la fin du match servant à applaudir les héros, et non à les créer. Et pourtant, derrière ce tableau hyper-contrasté, que suscite l'écart final de cette troisième manche (88-68), il faut bien se rappeler un point qui risque d'avoir toute son importance : par la grâce d'un shoot miraculeux de Kobe Bryant, les Lakers ne perdent que 2-1 alors qu'ils ont été le plus souvent menés. Ils ratent ainsi même l'occasion de récupérer l'avantage du terrain dès dimanche.
On peut même se demander si le shoot parfait réussi par Kobe Bryant deux jours plus tôt n'a pas fait plus de mal que de bien aux Lakers. L'équipe californienne n'est jamais aussi à l'aise que dos au mur, ce qui n'était pas forcément le cas ce jeudi. Ce le sera en revanche dimanche, puisque les Pistons auront l'occasion de mener 3-1, avec un troisième match de suite à jouer à domicile dans une salle à l'ambiance quasi-européenne. S'ils n'avaient pas été 22 000 «furieux» à remplir le Palace d'Auburn Hills, une capacité inconnue sur le Vieux Continent, on aurait quasiment pu se croire en Grèce. Avec également un Richard Hamilton dont le jeu semble bien loin des critères en NBA, avec beaucoup de technique et peu de puissance, mais qui n'avait pas d'équivalent cette nuit. 31 points pour Rip, 11 pour Kobe Bryant, cela ressemble à un accident. Reste à voir s'il en restera des séquelles.
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