MSN sports Basket - NBA - Match 1, LOS ANGELES-DETROIT (75-87)
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Richard Hamilton et Chauncey Billups. (Reuters)

Match 1, LOS ANGELES-DETROIT (75-87)

DES PISTONS ÉTOUFFANTS

Le favori, Los Angeles, n'a pas encore réellement débuté sa finale. Battus d'entrée de jeu à domicile, les Lakers ont semblé aux abonnés absents, laissant le contrôle du tempo à des Pistons terriblement efficaces en défense. Pourtant, si elle a concédé l'avantage du terrain à son adversaire, l'équipe californienne risque également d'avoir retrouvé dans la défaite ce qui lui a toujours servi de détonateur : la pression. Prochain match mardi soir.


Les Detroit Pistons ne doivent surtout pas s'emballer. En 2001, Philadelphie avait déjà réussi à s'imposer sur le parquet des Lakers lors du premier match de la finale (101-107 a.p.). Ils s'étaient finalement inclinés... 4-1, dont trois défaites d'affilée à domicile. A l'époque, l'entraîneur des trublions de l'Est était déjà Larry Brown. On imagine que l'actuel coach de Detroit aura retenu la leçon et qu'avec l'expérience, il saura trouver les mots qu'il faut pour éviter un nouvel affront. Il lui faudra cependant s'adapter puisque les Pistons de 2004 ne ressemblent en rien aux Sixers de 2001.

Il y a trois ans, « Philly » s'était imposé grâce à la vista offensive d'Allen Iverson. Cette nuit, Los Angeles est tombé face à une équipe qui a fourni un formidable effort collectif en défense. Déjà n°1 NBA dans ce secteur en saison régulière avec 84,3 points encaissés par match, une moyenne qu'ils ont fait descendre à 80 lors des trois premiers tours de play-offs, les Pistons ont fait encore plus fort en laissant leur adversaire à 75 points alors qu'ils tournaient à 98,2 points marqués en moyenne en saison régulière (n°3 NBA) et à 90 en play-offs. Avec une telle assise, indispensable en finale, Detroit peut rêver d'un destin beaucoup plus favorable que Philadelphie.

Pour autant, on imagine mal les Lakers continuer longtemps à shooter à moins de 40% de réussite comme ils l'ont fait ce soir (39,7%), quelle que soit l'abnégation défensive des Pistons. Voir Karl Malone, le deuxième meilleur marqueur de l'histoire de la Ligue, arroser à ce point (2/9) a quelque chose de trop invraisemblable pour que le cauchemar ne se termine pas bientôt, surtout que Derek Fisher (1/9) et Kobe Bryant (25 points mais à 10/27) ont connu le même « sommeil » agité. Seul le Shaq a surnagé avec 34 points, même s'il a bien été coupé de ses partenaires, comme le prouvent ses 16 tirs tentés seulement, oeuvrant surtout au rebond offensif (5).

Les Lakers ne sont jamais vraiment rentrés dans le match et ils ont laissé les Pistons imposer leur tempo, très lent, toujours au bout des 24 secondes. Bien emmené par un Chauncey Billups retrouvé (22 points à 8/14) après une terne campagne de play-offs (15,2 points à 35%), Detroit a fait la course en tête, creusant un écart définitif sur un 11-2 à cheval entre les troisième et quatrième quart-temps (de 60-56, 34e à 71-58, 38e). Dans ce contexte très favorable, seul Richard Hamilton a peiné (12 points à 5/16), usé par un Kobe Bryant qui a laissé beaucoup (trop ?) de gomme en défense. Mais si l'on se souvient bien, les Lakers avaient déjà laissé l'illusion aux Spurs qu'ils contrôlaient le rythme de la série en demi-finale de conférence. On sait ce qu'il en est advenu. Attention Messieurs du Michigan, le plus dur est encore à venir !

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