MSN Sports Basket - Baratet : «Un message à envoyer»
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27/03/2008 | 16:26| Basket - Pro A

Baratet : «Un message à envoyer»

Après une victoire sans souci le week-end dernier en Coupe de France à Andrézieux (98-56), l'ASVEL entame la dernière ligne du Championnat vendredi avec la réception du coleader, Le Mans. Une dernière ligne droite très accidentée puisque, lorsque lors de leurs huit derniers matches, les Rhodaniens affronteront six équipes actuellement dans le Top 8. L'entraîneur villeurbannais, Yves Baratet (photo L'Equipe), craint ces «étapes de montagne» et juge utile d'«envoyer un message» dès vendredi face au Mans.

«Yves Baratet, dans quel état d'esprit se trouve votre groupe avant d'affronter Le Mans ?

Comme à la veille d'une étape de montagne. Sachant qu'il y aura plusieurs étapes de montagne les unes à la suite des autres. Car après la réception du Mans, on va à Roanne, on enchaîne en allant à Cholet, puis on reçoit Vichy et on va à Nancy. J'avoue que c'est assez excitant parce que ce sont des matches à enjeu, ce sont des rencontres intéressantes à jouer. Et on aura ce type de matches-là, lors des play-offs.

Justement, est-ce important de marquer son territoire face à des équipes que vous pourriez retrouver en play-offs ?

Oui, ce sont des messages à envoyer même si l'on sait très bien que tous les matches sont importants. Sur les dernières saisons, on peut s'apercevoir qu'il ne suffit pas d'être premier de la saison régulière pour pouvoir être sur les Champs-Élysées. Le Mans a été champion en finissant cinquième. En 2005, Strasbourg avait terminé troisième. Jouer tous les matches quel que soit le classement de nos adversaires, c'est prépondérant, surtout dans notre Championnat, qui est quand même très particulier. Le Mans bat les gros puisqu'il a battu deux fois Roanne, nous a battus, a battu Nancy mais a également perdu contre Clermont et Paris. Il faut vraiment prendre tous les matches au sérieux.

Dans ce Championnat, on a effectivement le sentiment que tout le monde peut battre tout le monde. Qu'est-ce qui pourra faire la différence, selon vous, lors de cette fin de saison ?

On est en train d'entamer le huitième mois de vie en commun. Soit les joueurs n'attendent qu'une chose, c'est de ne plus vivre ensemble parce que l'atmosphère est trop pesante. Soit cette période est perçue comme le meilleur moment pour s'affirmer. Je pense que c'est ce qui est en train de se passer dans beaucoup d'équipes. Je fais référence notamment à celles qui n'ont pas brillé à la Semaine des As, et je mets l'ASVEL dans le lot. Que ce soit Nancy, Roanne, Le Mans ou nous, on a eu un hiver difficile puisqu'on jouait deux fois par semaine (en raison des Coupes d'Europe NDLR). Entre octobre et fin janvier, on ne s'est pas beaucoup entraîné, en tout cas pas suffisamment, parce que, sitôt le match terminé, on devait préparer le match suivant. Je crois que depuis la Semaine des As, on a pu se retourner un peu sur nous et retravailler dans le bon sens.

«De l'amertume par rapport au match aller»

La facile victoire en seizièmes de finale de la Coupe de France à Andrézieux (N1) vous a-t-elle permis de refaire le plein de confiance après votre revers au Havre ?

Après la défaite au Havre, on a surtout modifié la nature de l'entraînement. Pour se préparer à ces étapes difficiles, on a retravaillé physiquement pour reprendre l'entraînement un peu plus traditionnel cette semaine. On a également mis à profit la semaine dernière pour travailler au niveau énergétique.

Face au Mans, y aura-t-il un sentiment de revanche après la défaite concédée au match aller (83-69), où vous aviez craqué dans le dernier quart-temps ?

Ce n'est pas un sentiment de revanche par rapport à l'adversaire. Il faut trouver des ressorts pour chacun des matches. Nous avons surtout de l'amertume par rapport au match aller. Nous avions craqué dans les cinq dernières minutes. A la 35e, on est à 66-64, on commet deux, trois erreurs défensives qui ont permis au Mans de prendre confiance. On regrette que l'écart soit de quatorze points, un écart sans doute trop large pour pouvoir être comblé en vue de la différence particulière. Cette défaite est une source de motivation mais apprenons d'abord à gagner les matches avant de penser aux écarts.

Quelles sont, selon vous, les principales forces du MSB ?

Ils ont beaucoup d'atouts. Ils ont un solide jeu intérieur, ça c'est évident. C'est une équipe très athlétique qui s'appuie sur une défense qui laisse très peu d'espaces à son adversaire.

Quelles sont les qualités qui pourraient permettre à l'ASVEL version 2007-2008 de rejoindre sa glorieuse devancière, championne de France en 2002 ?

La constance. Elle nous fait défaut pour l'instant. Sur un même match ou sur un ensemble de matches, nous présentons malheureusement quelquefois des visages assez différents. Nous avons un réel besoin de constance.»

Propos recueillis par Nicolas ROUYER

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