MSN Sports Basket - L'oeil de Jacques Monclar (4)
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15/06/2007 | 09:08| Basket - NBA

L'oeil de Jacques Monclar (4)

Jacques Monclar revient sur le titre facilement remporté (4-0) par San Antonio face à Cleveland, sur le titre historique de MVP de la finale de Tony Parker, ainsi que les difficultés et les promesses de LeBron James. «Tony est sur le toit du monde. La vie est dure pour lui... Il a un gros contrat, une belle femme, des titres et des trophées... C'est un immense accomplissement et une formidable récompense. C'est le premier Europen à y arriver mais c'est aussi l'un des plus jeunes. Et c'est cent fois mérité. Il a marqué près de 25 points de moyenne dans une finale avec des scores très bas, sauf quand San Antonio a atteint les 100 points dans le deuxième match. C'est monstrueux. Avec l'absence de Hughes, Cleveland n'a pas pu l'agresser en attaque, ce qui aurait pu le déranger.

Jeudi, les Spurs ont subi un blitz terrible au début du quatrième quart-temps quand ils se sont pris un 11-0. Gino (Emmanuel Ginobili) et Duncan ont pris les choses en main, injectant une piqure d'adrénaline, alors que Tony a fait le gestionnaire en cherchant les hommes chauds. D'ailleurs les Cavs ont bien joué seulement quand ils avaient déjà tout perdu. Ca a duré sept minutes, quand LeBron James a été replacé en meneur. Il faut accorder bien sûr du crédit à la défense proposée par Popovich, mais si on regarde à la loupe, on voit que James a donné nombre de caviars à ses équipiers et que ceux-ci n'ont pas rentré les shoots ouverts.

S'il n'est pas un shooteur extérieur, James un créateur de jeu et ce qu'il a fait en fin de match montre qu'il pourra faire quelque chose à l'avenir. Le fait que James soit papa le matin même d'un petit Bryce (de Nice) Maximus (de Gladiator) a aussi été un paramètre. Il l'attendait plus tard. Il a parfois été énorme, mais quand on voit que Pavlovic est investi de responsabilités - alors qu'il laisse trois secondes de répit fatales avant de faire faute sur Ginobili dans les dernières secondes - cela montre qu'il faut que Cleveland se développe. Cette défaite me fait penser à un autre sweep, celui vécu par Orlando face à Houston en 1995. Shaquille O'Neal l'avait encaissé, ça ne lui a pas empêché de gagner quatre titres par la suite.»



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