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Mike Pietrus attend les Bleus. (L'Equipe)

Coup de projecteur

« JE SAIS CE QUE JE VAUX »

Mickaël Piétrus, l'arrière-ailier international français des Golden State Warriors, dresse pour L'Equipe.fr le bilan de sa saison. S'il s'estime déçu, l'ancien palois souhaite poursuivre l'aventure à San Francisco et se dit confiant pour les prochains Championnats du monde avec les Bleus. Entretien.


«Mickaël, vous nous déclariez l'an passé que votre principal objectif était de jouer les play-offs en 2006. Or, les Warriors n'ont pas réussi à décrocher le précieux sésame. Quel est votre bilan au final ?
On a eu beaucoup de blessés, de pépins physiques. On a bien débuté la saison mais ensuite on n'a pas sû retrouver un vrai collectif. A titre individuel, ma blessure au genou m'a coupé dans mon élan et a beaucoup gêné ma progression. J'ai eu du mal à retrouver mon niveau. Comme mes coéquipiers, j'espérais disputer les play-offs, j'y croyais vraiment, et quand j'ai vu que ce n'était plus possible, ça a beaucoup affecté mon jeu. C'est une déception. On présente au final le même bilan que l'an passé, on aurait pu espérer mieux. Ce n'était pas une année pour nous.

Vous signez finalement des statistiques personnelles quasiment équivalentes à l'an passé, mais avec quinze matches en moins. Vous pensez pouvoir faire mieux l'an prochain ?
Personnellement, je sais qui je suis et ce que je vaux. Je ne me préoccupe pas trop de mes stats, je souhaite tout simplement être sur le terrain, avoir du temps de jeu. C'est très difficile de regarder ses coéquipiers du banc, et de ne pas pouvoir aider l'équipe à gagner.

Cela pourrait vous amener à aller voir ailleurs ?
Ce n'est pas ma priorité. J'aimerais rester à Golden State (il a encore un an de contrat, l'équipe ayant levé l'option, NDLR), et gagner avec les Warriors, tout en ayant plus de responsabilités sur le terrain. Je veux continuer de montrer mon talent, même s'il y a beaucoup de bons joueurs devant moi. Je dois continuer à travailler et ne pas baisser les bras. J'espérais cette année être l'homme du banc, puisqu'il n'était pas très costaud. Ce n'est que partie remise.

Si vous étiez amené à changer de franchise, laquelle vous ferait vraiment envie ?
Chicago. Les Bulls sont jeunes, ils jouent vite et défendent bien. Mais ma priorité reste Golden State.

Concernant l'Equipe de France et le Mondial qui se profile, vous devez avoir de légitimes ambitions ?
Si on arrive à peaufiner notre collectif, avec l'expérience de l'Euro où on était dos au mur et où on a finalement obtenu une médaille, on peut aller loin. Il faudra cette fois mieux entrer dans la compétition car on va être attendu, notamment les joueurs qui évoluent en NBA. Mais la France partira avec une belle équipe.

Votre frère Florent, qui arrive en fin de contrat à malaga, ambitionne-t-il toujours de vous rejoindre en NBA ?
Ce serait mon rêve de jouer à côté de mon frère. Si je peux l'aider à venir en NBA, ça me fera super plaisir, et je ferai tout mon possible. Il faut qu'il fasse un gros Championnat du monde pour se faire remarquer. Après, tout est possible.

Un dernier mot sur Boris Diaw, élu Most Improved Player (joueur ayant le plus progressé) cette année...
Beaucoup de monde a pu voir son talent, aux côtés de Steve Nash et du coach, Mike D'Antoni. Ce n'est pas une surprise, il a réussi quatre triple-double. D'Antoni a trouvé son vrai poste, en l'utilisant en 3-4 super polyvalent. Dès les play-offs terminés, il devra bien se reposer car on a besoin de lui pour l'Equipe de France... »


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