BILAN DES FRANCAISLE CLUB DES CINQ SE DISTINGUEUn meneur All Star, meilleur marqueur du tenant du titre (Tony Parker), un ailier à la polyvalence extrême, candidat au trophée de joueur ayant le plus progressé (Boris Diaw), un jeune pivot déjà productif à l'avenir doré (Johan Pétro), un arrière talentueux mais mal à l'aise (Mickaël Piétrus) et un intérieur miraculé évoluant dans une équipe mythique (RonnyTuriaf), les Bleus forment un 5 majeur hors-norme. Il dit ce qu'il veut faire, ils font ce qu'il dit : les entraîneurs ont exaucé un vieux rêve de TP en le sélectionnant pour le All Star Game, une première pour un Frenchie. La récompense est archi-logique pour le meilleur marqueur de la franchise n°1 dans le monde. Avec toujours ce temps d'avance qui est sa marque de fabrique, Parker est aujourd'hui incontrôlable en attaque, ce qui lui permet d'être plus régulier. Jamais blessé mais parfois éreinté, le double champion NBA (2003, 2005) s'est un peu reposé en fin de saison régulière. Son prochain défi : devenir une menace dans le tir extérieur, inexistant à ce jour. Et comme il a déjà annoncé que ce serait le cas... Certes, passer des Hawks aux Suns semblait une chance. Phoenix et son jeu de passes éclairs, avec un entraîneur à la culture européenne, cela correspondait à son profil d'artiste généreux. Mais de là à devenir un joueur clé dans la meilleure équipe de la saison régulière 2004-2005, voilà qui était peu prévisible. Le Bordelais a pourtant fait une entrée fracassante dans le top 50 à l'évaluation. Premier joueur depuis Magic (son idole) à osciller entre meneur et pivot sans sourciller, l'ancien oublié d'Atlanta (4,8 pts la saison précédente) est le favori pour le titre de joueur ayant le plus progressé (MIP). Une demi-vérité : le talent était là, restait à le révéler. C'est LA surprise française de l'année, ce qui est déjà une performance en soi avec les perfs des deux premiers cités. L'ex-Palois n'a que 19 ans et jouait peu ou irrégulièrement avec Pau-Orthez quelques mois auparavant. Mais il a vite trouvé sa place dans la rotation intérieure des Sonics, assez faiblarde au demeurant. Le fait que le coach Brian Hill, qui l'a pris sous son aile à son arrivée, soit promu en cours de saison lui a offert des opportunités qu'il a su saisir, Titulaire durant 14 matches en mars, le Guadeloupéen tournait à des moyennes prometteuses de 8,3 pts à 54%, 6,4 rbds et 0,9 ctre en 25 minutes. Ray Allen le voit en futur All Star. Si sa capacité à se remettre en cause n'est pas forcément son fort - c'est du moins ce qui ressort de ses interviewes drolatiques - Mike n'a pas été favorisé par le sort. Alors qu'il avait sorti Mike Dunleavy du 5 majeur à la force du poignet, le cadet des Pietrus s'est blessé et n'a plus retrouvé son niveau. L'ambiance morose qui règne dans le club, le fait que la star de l'équipe (Jason Richardson) joue au même poste que lui et le constat que la défense, l'un de ses points forts, soit le cadet des soucis de nombre de ses équipiers n'aident pas non plus. Le 6e homme des bleus est à un tournant de sa carrière mais n'est pas décideur pour un transfert. Une étoile seulement pour le pivot martiniquais, la faute à une utilisation minimale et à une production anecdotique. Mais une bonne étoile, celle qui lui a permis de revenir de l'enfer, à savoir une opération à coeur ouvert l'été dernier et l'idée fulgurante que sa carrière était terminée. Revenu plus vite que prévu, il a disputé son premier match le huit février à Houston. Les Lakers l'aiment pour son charisme, reste pour lui à les séduire en améliorant sa dextérité. Sa lecture du jeu ne peut masquer éternellement son manque de facilité technique. |
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