Finale : Le Mans - Nancy : 93-88FORT COMME UN TURCLe Mans obtient son quatrième titre, le premier depuis 1982, et se qualifie pour trois ans en Euroligue. Déjà battu au même stade en 2005, Nancy a encore craqué dans le quatrième quart-temps après avoir fait la course en tête (93-88). Rien ne pouvait résister ce dimanche à la volonté du phénoménal pivot turc Huseyin Besok. Après Ricardo Greer et Afik Nissim l'an dernier, Nancy peut maudire Huseyin Besok. Le Turc mérite une statue et il n'est pas dit qu'il ne l'aura pas un jour sur le parvis d'Antarès. Alors que Nancy avait dominé durant trois quart-temps sans jamais parvenir à atteindre les dix points d'avance, la faute à un banc bien chiche, hormis le fantasque, Maurice Bailey, le pivot turc a écrasé la dernière période de toute sa volonté, inscrivant dix points entre la 32e et la 37e minute pour inverser le score, la bave aux lèvres, et sonner le SLUC pour le compte. C'est toute la face du basket français qui a basculé avec lui. Pau-Orthez n'est plus le titulaire plénipotentiaire du siège français en Euroligue. L'ASVEL sort du giron ULEB, basculant en Ligue FIBA. Alors que le capitaine JD Jackson peut prendre sereinement sa retraite, Le Mans va pouvoir négocier ferme pour conserver sa belle équipe, notamment un Yannick Bokolo exceptionnel de combativité, et renforcer son jeu intérieur. Et dire que les Manceaux étaient encore au fond du trou (c'est eux qui le disent) un mois plus tôt, n'ayant pas su digérer leur victoire dans la Semaine des As. Les As, le titre, l'Euroligue. Pour les Tangos, c'est café, cigare et l'addition. Et cette finale sur un match sec, si elle est parfois critiquée pour sa formule, a encore été une sacrée réussite avec son jeu ouvert, plus en tout cas qu'en 2005. La puissance, l'entente et la variété de la raquette nancéienne a longtemps posé des problèmes insolubles au Mans. Alors que les Sarthois avaient démarré en trombe (5-0, 2e), profitant d'errements défensifs ligne de fond, le duo Julian-Ziaveni commençait son travail de sape. Repassé devant grâce à un festival du lutin Marques Green (9 pts en 7 minutes, 7-14), le SLUC prenait le dessus au rebond offensif. Vincent Collet stoppait l'hémorragie en remplaçant le tonique Koffi par le solide Besok. Ce qu'il gagnait en assise, il le perdait en mobilité, laissant Julian et Zianveni combiner à l'envie (16-25, 10e). Le MSB pliait souvent, mais ne rompait pas grâce à de subtiles rotations à l'extérieur. Juric Ruzic montrait la voie à trois points à la fin du premier quart-temps (19-25), mis en orbite par un excellent Jermaine Guice en sortie de banc. D'une précision chirurgicale de loin (4/6 à la mi-temps), Le Mans revenait grâce à six points consécutifs de Besok poste bas (37-38, 18e). Le pivot turc héritait de sa troisième faute, comme Koffi un peu plus tôt, mais Nancy n'en profitait toujours pas (43-44, 20e). |
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