MSN sports Basket - CHAMPIONNAT DU MONDE - ESPAGNE - ARGENTINE : 75-74
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Les Espagnols ont du mal à y croire. (Reuters)

ESPAGNE - ARGENTINE : 75-74

UNE VICTOIRE À LA PYRRHUS ?

L'Espagne est assurée de remporter sa première médaille dans une compétition intercontinentale depuis vingt-deux ans. Mais son succès sur l'Argentine, à l'issue d'un match très rude (75-74), a été marqué par la sortie sur blessure de Pau Gasol, touché à un pied. De mauvaise augure avant de rencontrer la Grèce en finale dimanche (12h30).


Le débat est éternel. L'adversaire a la balle, il reste moins de vingt-quatre secondes à jouer et le score est à égalité. Faut-il faire faute pour récupérer la dernière possession et éviter d'encaisser un panier à la sirène ? Quitte à jouer à la roulette russe si un ou deux lancers-francs sont réussis et que l'adversaire prend la tête. Ou faut-il laisser faire le jeu, viser la prolongation et compter sur un raté pour s'offrir une dernier coup de poker ? En NBA, la culture est de privilégier la seconde solution. Michael Jordan en a souvent profité at the buzzer. Sergio Hernandez, le coach argentin a misé sur l'autre solution. Perdu. Alors que Luis Scola avait égalisé à 22 secondes de la fin (74-74), les Argentins ont fait une faute rapide sur Juan-Manuel Calderon. Le meneur espagnol a réussi un de ses deux lancers. 75-74, Dix-sept secondes à jouer. Hernandez comptait sur Emmanuel Ginobili pour arracher la victoire. L'arrière de génie lui avait donné des gages en réussissant un tir à trois points à huit mètres deux minutes plus tôt, une flèche qui avait maintenu les Argentins en vie (69-67). Mais Ginobili n'a pas tenté ce dernier shoot. Bloqué plein axe, il a ressorti la balle dans le coin droit pour Andres Nocioni. Son tir rebondit sur le cercle. Fin du match. A l'image de cette dernière action, l'Argentine a trop longtemps laissé Ginobili (21 points mais à 6/21) jouer tout seul après avoir pris la main en début de rencontre (4-13, 5e). Il faut dire qu'ils étaient rares, ceux qui pouvaient s'illustrer dans un tel choc de défenses, aux antipodes de la féérie offensive attendue. Pour voir du spectacle ce vendredi, il fallait regarder... les Grecs. Ou se contenter des éclairs du grand espoir Sergio Rodriguez et du futur joueur de Toronto Jorge Garbajosa. Au milieu de ce festival de coups, marqué par 51 fautes de part et d'autres, Pau Gasol a longtemps tenu la baraque, permettant à son équipe de compter six, huit points d'avance durant l'essentiel de la seconde mi-temps. Mais le pivot All Star n'a pas pu disputer la dernière minute, touché à un pied sur un mouvement dos au panier. De son rétablissement dépend probablement l'issue de la finale.


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