BILANL'EUROPE DE BONNE CONSTITUTIONNeuf engagés, six équipes en quarts et à l'arrivée les deux finalistes. Ce Mondial remporté par l'Espagne a marqué la suprématie du Vieux Continent même si l'Argentine et les Etats-Unis n'étaient pas bien éloignés en demi-finales. A découvrir aussi : le bilan du consultant Jacques Monclar. Juan Manuel Calderon a dû se sentir bien seul. Pau Gasol forfait, le meneur de Toronto était le seul finaliste à sortir d'une saison en NBA. Ils étaient quinze en revanche à avoir disputé l'Euroligue. Le titre revient à un pays européen pour la troisième fois d'affilée. Il n'y a pas si longtemps que ça, en 1998, le titre s'était aussi joué entre deux équipes du Vieux Continent, la Yougoslavie et la Russie, héritières de grandes dynasties. Et rien ne dit que l'Espagne, la France, pourquoi pas l'Italie, ne seront pas capables d'établir la leur dans les années à venir. Car l'heure des incantations américaines est définitivement close. Pénalisés par leur suffisance mortelle en 2002 et 2004, les Américains avaient lancé l'opération reconquête. Encore raté... Même si Jacques Monclar fait bien de rappeler que Kobe Bryant était blessé. Même si, aussi, l'effort fourni par les Grecs pour les battre était si intense qu'il leur a été fatal deux jours plus tard. Après avoir longtemps été épargné par les surprises (six Européens et les deux favoris, l'Argentine et les Etats-Unis, en demi-finale), le Mondial a donc pris les chemins de traverse lors des trois derniers matches avec des pronostics non confirmés. Quand les quatre «gros» se sont retrouvés ensemble, laissant la France remporter le «petit» Mondial. Titrée pour la première fois, l'Espagne savait, il est vrai, comment jouer sans Pau Gasol puisqu'elle avait dû le faire lors de l'Euro 2005. Heureux Euro. «Le concept équipe a gagné sur le concept individus à l'issue d'un tournoi long et éprouvant. La qualité pourrait s'améliorer s'il y avait moins de matches, ou plus d'espace entre eux. Bien que ce soit difficile de faire un Mondial plus étiré dans le temps. On a assisté à un beau spectacle même si certaines équipes étaient encore en préparation au premier tour. Il manquait aussi beaucoup de joueurs importants comme Bargnani, Jasikevicius ou Parker. Certaines équipes n'étaient donc pas à 100% de leur potentiel. Je pense à l'Italie qui avait pourtant donné un bon avertissement aux Etats-Unis (94-85).
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